Abstract :
[fr] Dans le chapitre 2, nous abordons la qualité de l’emploi et du travail d’une manière plus globale, en recherchant un certain nombre de profils de la qualité des emplois et du travail en Belgique avec des combinaisons spécifiques d’indicateurs. En utilisant l’analyse en cluster hiérarchique, nous identifions six profils, chacun avec ses propres caractéristiques, et nous estimons la qualité générale de ces profils sur la base des caractéristiques typiques de chacun d’entre eux. Le « Travail enrichi et de bonne qualité » ainsi que le « Travail autonome » sont les deux profils se distinguant par une forte présence de ressources professionnelles. Au contraire, le profil « Travail digital intensif » et le profil « Travail de mauvaise qualité » concentrent davantage une combinaison de ressources limitées et une accumulation marquée d’exigences. Entre ces deux extrêmes, nous retrouvons les profils « Travail à
forte représentation collective » et « Travail équilibré ». En comparant l’évolution entre 2015 et 2024, nous observons des différences modérés de la qualité des emplois et du travail en général, avec une proportion plus importante des profils « Travail autonome » et « Travail équilibré » en 2024. Nous observons toutefois une proposition plus importante du « Travail digital intensif » et 2024. Nous étudions également dans ce chapitre la manière dont ces profils se retrouvent au sein de la population active belge, que nous détaillons donc par genre, par groupes d’âge, par niveaux d’éducation, par secteur et par taille de l’entreprise.
Enfin, nous comparons les profils pour voir s’ils sont associés à des conséquences spécifiques pour les travailleurs en termes de bien-être psychologique et de santé. Les profils « Travail enrichi et de bonne qualité » et « Travail autonome » obtiennent systématiquement les niveaux les plus élevés en termes de santé et de bien-être psychologique, suivis par les profils « Travail à forte représentation collective » et « Travail à forte représentation collective ». Finalement, nous observons que les profils « Travail digital intensif » et « Travail de mauvaise qualité » présentent systématiquement des niveaux de bien-être physique et mental inférieurs à ceux des autres profils, et ce, significativement.
Funding text :
Service Public Fédéral – Emploi, Travail et Concertation sociale, Direction générale Humanisation du travail