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Abstract :
[fr] L’école suivant l’évolution de la société, et la crise sanitaire ayant fragilisé une jeunesse déjà vulnérable, les problématiques liées au bien-être scolaire et à la santé mentale des élèves sont désormais incontournables pour les acteurs concernés, partout dans le monde. En réponse à ces préoccupations, un nombre de plus en plus important de recherches envisagent le climat scolaire comme un levier pour améliorer le bien-être des élèves. Concept lié à la vie à l’école, sa qualité et ses caractéristiques (Lewno-Dumdie et al., 2020), le climat scolaire repose, selon Francotte et al. (2023), sur quatre dimensions : l’environnement relationnel (soutien émotionnel perçu, qualité des interactions, violence perçue…), l’environnement normatif (gestion de la discipline), l’environnement pédagogique (soutien à l’apprentissage, gestion de classe…) et l’environnement physique (matériel et infrastructures). Cependant, si la plupart des chercheurs s’accordent sur le fait que le climat scolaire est à la fois multidimensionnel et collectivement partagé, il n’existe pas de véritable consensus concernant les dimensions qui s’y rapportent (Wang & Degol, 2016). Alors comment améliorer le climat scolaire ? Sur quelles caractéristiques du climat d’un établissement est-il non seulement possible, mais également utile d’agir pour améliorer, au mieux et de manière efficiente, le bien-être des élèves ? Menée en accord avec l’approche Evidence-based, notre revue systématique cherche à répondre à ces questions essentielles en documentant les dispositifs destinés à améliorer le climat scolaire via une analyse comparative internationale de ces dispositifs. Des équations de recherche ont été soumises sur quatre bases de données bibliographiques afin d’identifier les études (quasi-)expérimentales conduites dans l’enseignement secondaire et d’en mesurer les effets.
Des critères d’éligibilité ont été définis ; le criblage et la sélection des études ont été menés via une procédure double-aveugle. La procédure d’extraction des données s’est ensuite effectuée dans un tableau à double entrée. Pour chacune des variables dépendantes retenues, une ampleur de l’effet a été calculée en suivant les recommandations de What Works Clearinghouse (2022) en la matière. Pour quantifier l’effet moyen observé sur l’ensemble des études synthétisées vis-à-vis de chaque variable d’intérêt, et pour étudier les variables influençant l’hétérogénéité observée dans les ampleurs de l’effet rapportées au sein de chacune des études incluses, une méta-analyse a enfin été conduite.