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Abstract :
[fr] Le baron Léon Fredericq est un géant de la science dont les travaux ont permis à l’Université de Liège de rayonner dans le monde entier. Obsédé par le poulpe, il découvre en 1878 à la station marine de Roscoff l’hémocyanine, une protéine contenant du cuivre et transportant l’oxygène dans le sang. Il s’agit du transporteur d’oxygène le plus répandu chez les êtres vivants (crustacés, arachnides, mollusques, etc.), après l’hémoglobine.
Porteur d’un triple doctorat à 28 ans (Sciences naturelles, Médecine et Physiologie), Léon Fredericq est alors choisi par Theodor Schwann, le père de la théorie cellulaire, pour lui succéder en 1879 à la chaire de physiologie de l’Université de Liège.
A Liège, ses travaux portent sur la coagulation du sang, la respiration, la circulation vasculaire et la physiologie cardiaque. De celui qui disait que « Le doute est l’oreiller du savant », la plus grande découverte fut la circulation céphalique croisée qui lui permit de mettre en évidence la régulation de la respiration par la composition en CO2 du sang qui irrigue la tête d’un animal. C’est grâce à ce même modèle expérimental que
Corneille Heymans (UGand) recevra le prix Nobel en 1938 pour la «découverte du rôle joué par le sinus carotidien et les mécanismes aortiques (barorécepteurs et chémorécepteurs) dans la régulation de la respiration ».
En 1888, il fonde l’Institut de Physiologie situé place Delcour en Outremeuse et, à son instigation, l’Université de Liège ouvre la première station scientifique des Hautes Fagnes, au Mont Rigi. Fondateur avec Paul Héger (ULB) des « Archives internationales de Physiologie et de Biochimie», Léon Fredericq initie aussi les premiers congrès
internationaux de physiologie.
En hommage à cet homme illustre, la Fondation Léon Fredericq (FLF) pour la recherche biomédicale liégeoise voit le jour à la Faculté de médecine de Liège en 1987. En 2017, la FLF devient une fondation hospitalo-universitaire d’utilité publique.