Abstract :
[fr] La vitamine D regroupe plusieurs composés lipophiles,
principalement synthétisés par la peau sous l’effet des
UVB. Son métabolisme implique une double hydroxylation
hépatique et rénale. La forme active, le calcitriol, agit de
manière autocrine ou endocrine sur de nombreux tissus via
le récepteur VDR. Outre son rôle calciotropique (os, intestin,
parathyroïdes), la vitamine D a des effets immunomodulateurs
et myotropes. Une carence sévère provoque rachitisme ou
ostéomalacie. Des niveaux plus modérés sont associés à une
fragilité osseuse accrue et à un risque de fracture, en particulier
chez les personnes âgées ou dénutries. Le dosage sérique de
25(OH)-vitamine D permet d’évaluer le statut vitaminique.
Une concentration >20 ng/mL est jugée suffisante dans la
population générale, alors qu’une concentration >30 ng/mL
semble nécessaire chez des individus malades à risque de
déficience en vitamine D. Les méthodes de dosage doivent
être standardisées pour garantir la fiabilité des résultats.
L’alimentation ne couvre qu’une part minime des besoins en
vitamine D. Une supplémentation, idéalement sous forme de
vitamine D3 à dose quotidienne modérée, est recommandée
en cas de déficit ou d’exposition solaire insuffisante. Les
bolus à fortes doses sont déconseillés. La vitamine D doit
être envisagée comme un facteur de prévention dans des
contextes ciblés. Son intérêt thérapeutique reste limité aux
pathologies osseuses.
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