Keywords :
Chronic kidney disease; Contrast agent; Gadolinium; Nuclear magnetic resonance imaging; Safety; Contrast Media; Humans; Contrast Media/adverse effects; Contrast Media/administration & dosage; Renal Insufficiency, Chronic/complications; Gadolinium/adverse effects; Gadolinium/administration & dosage; Magnetic Resonance Imaging/methods
Abstract :
[en] Gadolinium-based contrast agents (GBCA) are contrast agents used in magnetic resonance imaging (MRI). In patients with chronic kidney disease (CKD), their use has long been a source of concern due to the risk of nephrogenic systemic fibrosis. However, advances in the choice of GBCA have considerably improved their safety. Since 2017, the European Medicines Agency (EMA) has banned linear GBCA, except for a strict hepato-specific use, due to their instability and increased risk of tissue retention. Macrocyclic GBCA are much more stable and are now widely preferred. Their chemical structure enables stronger chelation of Gd3+, significantly reducing the risk of dissociation and accumulation in the body, even in patients with CKD. Recent studies have demonstrated Gd3+ accumulation in the basal ganglia after repeated administrations of linear GBCAs, even in patients with normal kidney function. To date, no clinical consequences have been demonstrated. After rigorous evaluation of the benefit-risk ratio of a GBCA injection and limitation of injected doses, MRI based on macrocyclic GBCA does not compromise the safety of patients with CKD.
[fr] Les chélates de gadolinium (Gd3+) sont des agents de contraste utilisés en imagerie par résonance magnétique (IRM). Chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique (IRC), leur utilisation a longtemps été source d’inquiétudes en raison du risque de fibrose systémique néphrogénique. Cependant, les progrès dans le choix des agents de contraste ont considérablement amélioré la sécurité de leur utilisation. Depuis 2017, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a interdit les chélates de Gd3+ linéaires, sauf pour une utilisation hépato-spécifique stricte, en raison de leur instabilité et du risque accru de rétention tissulaire. En revanche, les chélates macrocycliques, beaucoup plus stables, sont aujourd’hui largement privilégiés. Leur structure chimique permet une chélation plus forte du Gd3+, réduisant significativement le risque de dissociation et d’accumulation dans l’organisme, même chez les patients atteints d’IRC. Des études récentes ont mis en évidence une accumulation de Gd3+ au niveau des noyaux gris centraux après des administrations répétées de chélates de Gd3+ linéaires, y compris chez des patients ayant une fonction rénale normale. À ce jour, aucune conséquence clinique n’a été démontrée. Après une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice-risque d’une injection d’un agent de contraste à base de gadolinium et la limitation des doses injectées, l’IRM basée sur l’utilisation de chélates macrocycliques ne compromet pas la sécurité des patients avec IRC.