Reference : Effets de la fertilisation NP et de l'irrigation à des périodes critiques sur le rend...
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Life sciences : Agriculture & agronomy
http://hdl.handle.net/2268/215195
Effets de la fertilisation NP et de l'irrigation à des périodes critiques sur le rendement et la qualité des fruits du figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica (L.) Mill.)
French
Arba, Mohamed mailto [Université de Liège - ULiège > > > Gembloux Agro-Bio Tech]
25-Oct-2017
Université de Liège, ​Liège, ​​Belgique
Docteur en sciences agronomiques et ingénierie biologique
Sindic, Marianne mailto
Choukr-Allah, Redouane
Fauconnier, Marie-Laure mailto
du Jardin, Patrick mailto
Mergeai, Guy mailto
Massart, Sébastien mailto
Falisse, André
Magein, Hugo mailto
[en] Opuntia ficus-indica ; Phenology ; Flowering ; Fruiting ; Cactus pear ; Fruit yield
[en] Selon la classification révisée récemment, les cactus appartiennent à la famille des Opuntiaceae Desv. (Synon. Cactaceae Juss.), dont le genre-type Opuntia Mill. est économiquement le plus important car il comprend un ensemble de variétés qui participent à la plupart des systèmes agricoles des régions arides et semi-arides. Récemment, dans le Maghreb, la culture de plusieurs espèces et variétés s'est développée à de fins de production fruitière commercialisable, c’est-à-dire répondant à des critères de qualité de plus en plus sévères et exigeant des technologies culturales précises.
La partie expérimentale de notre étude s'est déroulée pendant deux années dans le Sud du Maroc, région d'Agadir, sur trois variétés représentatives. Les essais ont été réalisés à la ferme expérimentale de l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Complexe Horticole d'Agadir (30°36' Nord, 9°36' Est; altitude: 32 m). Le site est caractérisé par des températures moyennes mensuelles qui varient de 8°C en janvier à 31°C en juillet, la température journalière maximale pouvant atteindre 45°C en juillet-aout. La pluviométrie annuelle varie de 100 à 200 mm. La durée moyenne d'ensoleillement est de 8 heures par jour. Un premier objectif de notre étude a été de préciser les réponses quantitatives (rendement en fruits) et qualitatives à des apports modérés d'eau d'irrigation. Un deuxième objectif consistait à évaluer les effets d'apports limités de fertilisation minérale azotée et phosphatée, ces deux éléments majeurs étant les plus susceptibles de se trouver déficitaires dans le contexte pédoclimatique propre à la région. Un troisième objectif a été de préciser la phénologie des trois variétés - surtout les phases de développement floral et fruitier - afin de mettre en évidence d'éventuels impacts des interventions culturales sur la phénologie et de mieux situer les moments de ces interventions en les reliant de manière plus objective à la physiologie du développement.
Dans l'étude sur l'irrigation, les variétés utilisées ont été les inermes 'Aissa' et 'Moussa' d'Opuntia ficus-indica (L.) Mill. et l'épineuse 'Achefri’ d’O. megacantha Salm Dyck. En première année, caractérisée par un printemps pluvieux, les traitements d'irrigation ont été: (T1) 0 mm, (T2) 30 mm à la floraison et 30 mm au grossissement des fruits et (T3) 30 mm seulement au grossissement des fruits; les irrigations ont été appliquées entre la mi-avril et la mi-juin. Les irrigations T2 et T3 ont eu un effet négatif sur le rendement en fruits des variétés inermes 'Aissa' et 'Moussa' (-2,8 kg/plant) et T2 a eu un effet positif hautement significatif (p <0,01) sur la variété épineuse 'Achefri’ (+ 2,7 kg/plant ou +18 %). La qualité des fruits n'a pas été affectée par l'irrigation. En deuxième année, caractérisée par un printemps sec, les traitements d’irrigation ont été: (T1) 0 mm, (T2) 60 mm à la floraison et 60 mm au grossissement des fruits et (T3) 60 mm seulement au grossissement des fruits; les irrigations ont été apportées entre février et mai. Toutes les variétés ont répondu positivement à l'irrigation, les augmentations de rendement très significatives (p <0,01) ont varié entre 30% pour 'Moussa' avec T2 et 63 % pour 'Achefri' avec T3 par rapport au témoin non irrigué. Toutes les irrigations ont augmenté le nombre et la taille des fruits et ont provoqué une légère diminution de la teneur en sucres totaux et de l'acidité titrable. Les irrigations n'ont eu aucun effet significatif sur les autres paramètres physiques, chimiques et organoleptiques participant à la définition de la qualité.
L'essai sur la fertilisation minérale azotée-phosphorique sur le cultivar ‘Moussa’, mettait en comparaison cinq traitements:
0N-0P; 0N-80P; 40N-40P; 60N-0P et 60N-80P (en kg N ha-1- kg P2O5 ha-1). En première année, l'application de N et/ou de P n'a eu aucun effet sur le rendement en fruits. En deuxième année, les apports de 60 unités de N ou de 80 unités de P2O5 ont augmenté (p <0,01) le rendement de resp. 3,0 et 6,1 kg par plante (+ 18% et + 36%), par rapport au témoin. L'apport simultané des deux éléments N et P (60N-80P2O5) a conduit à une augmentation très significative (p <0,01) de 14,9 kg/plante (+ 90%) mettant en évidence une interaction positive très significative (p <0,01) entre ces deux éléments. Les apports de N et de P ont eu des effets positifs sur le nombre de fruits et leurs poids moyens mais ils n'ont pas modifié le contenu de la pulpe, la teneur en jus, l'épaisseur de l’écorce, la matière sèche du jus, le pH, l’acidité titrable, les sucres totaux, ni le °Brix.
L'étude portant sur la phénologie et le développement a été effectuée simultanément dans un essai spécifique reprenant les trois variétés et dans chacun des essais d'irrigation et de fertilisation. Elle a d'une part permis de préciser la variabilité du déroulement des phénologies comme résultant des conditions de milieu (climat), de la génétique, des techniques culturales (fumure et irrigation), et de certaines de leurs interactions. Notre attention s'est portée prioritairement sur les effets des techniques culturales maîtrisables. En première année, les essais ont montré que l'émission de bourgeons est plus élevée (p<0,05) chez la variété épineuse que chez les inermes (plus de 6 bourgeons émis/cladode contre moins de 4,5 chez les variétés inermes). En 2ème année, l'irrigation a augmenté (p <0,05) l'émission de bourgeons chez les trois variétés (plus de 7 bourgeons émis/cladode pour chacun des traitements T2 et T3 vs pas plus que 5 pour T1). L'irrigation a aussi allongé la durée de la phase de floraison de ces variétés. La fertilisation a montré des effets allant dans le même sens. Cependant, ni l'irrigation, ni la fertilisation minérale n'ont modifié significativement la durée de la réalisation du stade maturité du fruit, ne permettant pas ainsi d'allonger la saison de récolte.
Researchers ; Students
http://hdl.handle.net/2268/215195

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