Abstract :
[fr] Dans un contexte de polycrise, comment « Habiter demain » ?
Pour aborder les usages énergétiques, il est essentiel de comprendre qu’un habitat ne se limite pas à des murs et à un toit. C’est un écosystème qui s’inscrit dans un contexte spécifique, abritant le vivant humain et non-humain, qui vont avoir des usages en termes d’habitat, de chauffage, d’alimentation et de consommation d’eau et d’énergie. Tout ce qui se joue au sein d’un foyer a un impact considérable sur l’environnement. En Wallonie, le logement représente environ un quart de la consommation énergétique finale (Iweps, 2025) et le chauffage résidentiel est responsable de 13 % des émissions de gaz à effet de serre. Enfin, parlons de l’eau, aussi appelée « l’or bleu » : on imagine facilement son gaspillage, moins à son coût énergétique. En Belgique, en 2025, le "coût vérité" de l’assainissement a augmenté (hausse du prix), lié à la hausse des prix de l’énergie. La facture est double : environnementale et économique. Face à ces constats, il est urgent de repenser nos usages dès l’habitat
La Low-tech est une démarche très prometteuse, qui utilise des matériaux abondants et vise la simplicité, la réparabilité et la sobriété (dans ses consommations et ses déchets). Mais surtout, elle doit être utile, accessible et durable.
Cette conférence partagera d’abord et de façon succincte les expériences low-tech de Caroline et Corentin de Biosphère Expérience des « Biosphère du Désert » et « Biosphère Urbaine », qui ont révélé deux freins majeurs à la massification de la low-tech
- Le frein culturel- comment rendre ces pratiques accessibles au grand public ?
- Le frein technique - le manque d’offre ; trop peu d’entreprises osent se lancer dans l’aventure low-tech.
La conférence reviendra ensuite sur le projet de recherche du Low-Tech Studio, dont l’objectif est à la fois d’attirer le grand public à travers une biosphère muséale et lancer des recherches scientifiques sur les dispositifs low-tech.