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Keywords :
Parasitoïdes, Spodoptera frugiperda, Telenomus remus, maïs, lutte biologique
Abstract :
[fr] La chenille légionnaire Spodoptera frugiperda (J.E. Smith), est un ravageur polyphage présent au Burkina Faso depuis 2017. Il s’attaque à diverses cultures d’importance économique telles que le maïs, le sorgho, le coton et des cultures légumières. L’ampleur des dégâts sur ces cultures oblige les agriculteurs à opter pour l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse, la méthode de lutte la plus utilisée dans ce pays. Cette lutte quasi systématique n’est pas sans conséquence pour les utilisateurs et l’environnement. Au cours de cette étude, un système de collecte des œufs et des larves de S. frugiperda a été mis en place dans des parcelles de maïs dans la zone Soudano-Sahélienne durant la campagne agricole de saison humide 2025-2026. Ce travail visait à étudier le complexe des principaux parasitoïdes naturels du ravageur au file du développement du maïs. S. frugiperda était présent dans toutes les parcelles concernées par l’étude. Six espèces de parasitoïdes du ravageur appartenant aux ordres des Hyménoptères (quatre espèces) et des Diptères (deux espèces) ont été répertoriées. Cinq des parasitoïdes (Charops sp., Coccigidium luteum, Lespesia archipivora, Winthenia sp. et Exaticolis sp.) ont émergé de larves et un
Telenomus remus des œufs. Des nématodes parasites de larves ont également été rencontrés. T. remus affiche un taux de parasitisme naturel des masses d’œufs de 25,8%, les nématodes ont naturellement parasité 11,28% des larves collectées pendant que l’ensemble des parasitoïdes larvaires affiche un taux moyen de parasitisme de 4,13%. T. remus a montré une abondance relative de 90,1% suivi des nématodes avec une abondance relative de 8,88%. Parmi les parasitoïdes larvaires, Lespesia archipivora affiche l’abondance relative la plus élevée de 6,14%. Les premiers ennemis naturels ont été répertoriés à partir du stade V4 (Végétatif) du maïs et ils ont été présents dans les parcelles jusqu’au stade R5 (reproductif). Telenomus remus, présent naturellement dans les agrosystèmes, apparaît comme un candidat sérieux pour la mise en place d’une stratégie de lutte biologique augmentative au Burkina Faso.