Abstract :
[en] Antimicrobial resistance is now recognized as a major global public health threat. It results from a combination of interrelated factors : excessive or inappropriate use of antibiotics (ATB) in human and veterinary medicine, spread of bacteria and resistance genes across settings (hospitals, the community, farms, and the environment), and international circulation. In human medicine, despite ambitious European and national targets to reduce ATB consumption, progress remains limited. Although some qualitative indicators are encouraging, overall consumption remains high. In addition, resistance among key bacteria, such as Escherichia coli, continues to be a concern. In animals, the historical use of ATB, particularly as growth promoters, has contributed to the emergence of resistance. However, recent European and Belgian regulations have led to a marked reduction in sales, especially of antibiotics considered critically important for human health. Given the scarcity of new antimicrobial molecules, coordinated and sustained actions are mandatory to preserve ATB effectiveness and enable the achievement of the targets set for 2030.
[fr] La résistance aux antimicrobiens constitue aujourd’hui une menace majeure pour la santé publique mondiale. Elle résulte d’un ensemble de facteurs interdépendants : usage excessif ou inapproprié des antibiotiques (ATB) en médecine humaine et vétérinaire, diffusion des bactéries et des gènes de résistance entre les milieux (hôpitaux, communauté, élevages, environnement) et circulation internationale. En médecine humaine, malgré des objectifs européens et nationaux ambitieux de réduction de la consommation ATB, les progrès restent limités. Si certains indicateurs qualitatifs sont encourageants, la consommation globale demeure élevée. Par ailleurs, la résistance de bactéries clés, comme Escherichia coli, reste préoccupante. Chez les animaux, l’usage historique des ATB, notamment comme promoteurs de croissance, a contribué à l’émergence de résistances. Toutefois, les réglementations européennes et belges des dernières années ont permis une réduction marquée des ventes, en particulier pour les molécules critiques en santé humaine. Face à la raréfaction de nouvelles molécules, seule une mobilisation coordonnée et durable permettra de préserver l’efficacité des ATB et atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.