Abstract :
[en] As geo-political and geo-economic tensions among major powers escalate, weaker states face renewed pressure to take sides. This article looks at how the Democratic Republic of the Congo (DRC) handles this dilemma. Drawing on leadership statements, policy documents, and economic, security, and diplomatic data from the 2007–2008 Sicomines agreement to early 2025, the article argues that Kinshasa pursued a context-specific, autonomy-seeking form of hedging, shaped less by fear of distant major powers than by elite concerns over regime survival, territorial integrity, and access to economic and security benefits. Hedging predominated but proved contingent: Western disengagement pushed the DRC towards constrained bandwagoning with China (2012–2018), whereas renewed US and European Union engagement after 2019 reopened room for manoeuvre and enabled greater assertiveness towards Beijing. The article reconceptualises hedging around the risks of exclusive alignment rather than great-power threat, explaining how weaker African states hedge amid insecurity and great-power competition.
[fr] Alors que les tensions géopolitiques et géoéconomiques entre grandes puissances s’intensifient, les États moins puissants se trouvent de nouveau soumis à des pressions les incitant à choisir un camp. Cet article examine la manière dont la République démocratique du Congo (RDC) fait face à ce dilemme. S’appuyant sur des déclarations de dirigeants, des documents officiels ainsi que sur des données économiques, sécuritaires et diplomatiques couvrant la période allant de l’accord Sicomines de 2007–2008 au début de l’année 2025, l’article soutient que Kinshasa a généralement poursuivi une forme contextualisée de hedging orientée vers la préservation de son autonomie. Cette stratégie a moins été façonnée par la crainte de grandes puissances lointaines que par les préoccupations des élites en matière de survie du régime, d’intégrité territoriale et d’accès à des bénéfices économiques et sécuritaires externes. Si le hedging a constitué la posture dominante, il s’est révélé contingent : le désengagement occidental a poussé la RDC vers une forme contrainte de bandwagoning avec la Chine entre 2012 et 2018, tandis que le réengagement des États-Unis et de l’Union européenne après 2019 a rouvert des marges de manœuvre et permis à Kinshasa d’adopter une ligne plus affirmée à l’égard de Pékin. L’article propose une reconceptualisation du hedging autour des risques liés à un alignement exclusif, plutôt que sous l’angle de la menace exercée par les grandes puissances, et éclaire la manière dont les États africains moins puissants recourent au hedging dans un contexte d’insécurité et de rivalités entre grandes puissances
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