Abstract :
[fr] L’humain vit des événements qui peuvent être plus ou moins impactant en fonction de l’âge [SB2.1]et du genre de la personne ou encore du type d’événements vécus (Kessler et al., 2014, 2017). L’âge de transition est une période de découverte identitaire qui peut s'avérer stimulante et instable à la fois (Mehta et Arnett, 2023). Cette période de vulnérabilité peut être particulièrement touchée par les événements traumatiques ( Kessler et al., 2017). Entre-autre, les agressions sexuelles sont le type d'événement le plus fréquemment vécu par les jeunes femmes entre 18 et 25 ans (Dworkin, 2020; Salmona, 2018) et avec un taux de prévalence de Trouble de Stress Post-Traumatique élevé (Kessler et al., 2017; Schincariol et al., 2024). En cas de TSPT, l’alliance entre des traitements descendants et ascendants contribue à une meilleure prise en charge (Ogden et al., 2021). L’art, comme la danse, est une manière d’amener un traitement ascendant. Elle permet d’augmenter le lien entre le corps et le mental (Gallet, 2024) par l’accroissement de la proprioception et de l’intéroception (Mehling et al., 2011) par la stimulation cérébrale (Gomez et al., 2020) notamment au niveau de la connectivité entre les aires cérébrales, la mémoire et l’attention (Mitterová et al., 2021; Rektorova et al., 2020). La danse engage également les émotions (Meekums et al., 2015) ce qui a un impact positif sur la conscience corporelle et la perception de soi (Conceição et al., 2016; Gallet, 2024; Gomes et al., 2020) et la qualité de vie (Lelièvre et al., 2015). De plus, elle offre un moyen de réappropriation de soi et de communication vers autrui (Bidoret & Bouvard, 2020; Gallet, 2024). Cette étude de cas multiples a été menée auprès de jeunes de 18 à 25 ans pratiquant la danse et ayant vécu une agression sexuelle. Les analyses sont réalisées avec la méthode IPA.
Event organizer :
Le RIMAS | Regroupement des intervenants en matière d'agression sexuelle, le CRIPCAS | Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles et l’INPLPP | Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel