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Abstract :
[fr] La transposition didactique, définie par Chevallard (1985), interroge la transformation du savoir savant en savoir enseigné et appris. Or, la séparation entre recherche et enseignement fragilise cette dynamique, alors qu’une articulation plus étroite entre ces deux sphères se révèle porteuse (Anheim, 2023). Dans cette perspective, un cours intitulé « Débats historiographiques contemporains » a été organisé à l’Université de Liège (Belgique) pour des étudiants de master en histoire (2024-2025 ; 2025-2026). Fondé sur le postulat de Lee, Ashby et Dickinson (1993) soulignant l’importance de la maîtrise disciplinaire pour l’efficacité de l’enseignement, ce dispositif poursuit trois objectifs : développer la pensée critique et la compréhension du caractère interprétatif du récit historien ; analyser, à partir de séquences de cours du secondaire, les possibles écarts entre savoirs savants et savoirs enseignés et réfléchir à leurs articulations ; et explorer l’usage du numérique pour la didactisation et la diffusion des débats historiographiques.
Les matériaux recueillis chez les étudiants (questionnaires de préparation et de fin de module) font l’objet d’une analyse de contenu visant à identifier les apprentissages réalisés, les bénéfices, obstacles et choix didactiques opérés. Cette communication reviendra sur le dispositif et ses résultats, afin de nourrir la réflexion sur la formation réflexive et critique des futurs enseignants (Tutiaux-Guillon, 2018 ; Anheim, 2023 ; Reitz, 2015).