Unpublished conference/Abstract (Scientific congresses and symposiums)
Cétirizine et allergie retardée : quand l'antihistaminique devient source d'hypersensibilité
Libon, Florence; Caron Juliette; Herman Anne et al.
2026 • Congrès Francophone d'Allergologie
Editorial reviewed
 

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Keywords :
Cétirizine, ciprofloxacine, piperazine, réactions croisées
Abstract :
[fr] Prérequis/Contexte Les antihistaminiques (AH) sont couramment utilisés pour traiter diverses affections allergiques. Les effets indésirables associés à leur utilisation, dont les hypersensibilités retardées (HSR), sont rares [1]. La cétirizine est un dérivé de la pipérazine dont la structure repose sur un dimère d’éthylènediamine [2]. Un cas d’hypersensibilité retardée (HSR) à la cétirizine, se manifestant par un rash maculopapuleux (RMP), est rapporté. Objectifs Illustrer la démarche diagnostique permettant d’identifier une HSR à la cétirizine et identifier la structure moléculaire responsable. Méthodes Une femme de 25 ans, avec antécédent de dermatite atopique (DA) a développé progressivement un RMP, sans fièvre ni autre signe systémique, 10 jours après avoir commencé un traitement par cétirizine 10 mg (Cétirizine® EG) pris pour une rhinite allergique. L’éruption cutanée était cliniquement différente de ses poussées habituelles de DA. La cétirizine a été arrêtée et un traitement oral par corticostéroïdes a permis une rémission complète du RMP en une semaine. Résultats/Discussions La biopsie cutanée a mis en évidence une spongiose épidermique associée à un infiltrat lymphomonocytaire. La biologie était sans particularité. Deux mois après la cure de corticostéroïdes, des tests épicutanés réalisés avec le polyéthylène glycol (un excipient de la cétirizine) et divers AH n’ont révélé aucune réaction. Un test de provocation oral (TPO) à la cétirizine (1/10 de comprimé) a entraîné la récidive de l’éruption, confirmant l’imputabilité de ce médicament dans la réaction initiale. Un second TPO à la ciprofloxacine (1/10 de comprimé) a induit une réaction similaire, mettant en évidence le rôle du noyau pipérazine comme responsable de la réaction. D’autres AH ne contenant pas ce noyau, comme la bilastine ou la rupatadine, ont été bien tolérés. Conclusion Lorsqu’une HSR à la cétirizine est suspectée, les investigations doivent prendre en compte à la fois les excipients, comme le polyéthylène glycol, et le noyau pipérazine pour prévenir une récidive avec d’autres classes de médicaments.
Disciplines :
Dermatology
Author, co-author :
Libon, Florence  ;  Université de Liège - ULiège > Département des sciences cliniques
Caron Juliette;  Service d'allergologie, Hôpital Saint Vincent de Lille
Herman Anne;  UCL Saint-Luc - Cliniques Universitaires Saint-Luc
Nikkels, Arjen ;  Université de Liège - ULiège > Département des sciences cliniques > Dermatologie
Language :
French
Title :
Cétirizine et allergie retardée : quand l'antihistaminique devient source d'hypersensibilité
Publication date :
April 2026
Number of pages :
Congrès Francophone d'Allergologie
Event name :
Congrès Francophone d'Allergologie
Event place :
Paris, France
Event date :
21-24 avril 2026
Audience :
International
Peer review/Selection committee :
Editorial reviewed
Commentary :
Poster retenu pour présentation lors de la session- TOP 15 des posters
Available on ORBi :
since 24 April 2026

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