No document available.
Abstract :
[fr] Depuis la chute du régime libyen et l’aggravation du conflit syrien, les dynamiques d’encampement (Agier, 2014) se multiplient en Europe. La mise en place de l’approche Hotspot a entraîné l’érection de « formes-camps » (Agier, 2014) où les dynamiques éducatives se développent sur fond de désengagement de la part des pays hôtes. Le rapport de synthèse du programme de recherche Evascol (Armagnague et Rigoni, 2018) mené en France questionne également la pertinence de la catégorisation des enfants. Paradoxalement, cette dimension est mieux comprise dans des structures que l’on trouve dans les camps et ma communication envisage de répondre à la question suivante : Comment transformer l’école encampée en étape positive du parcours migratoire ?
Mes données proviennent d’enquêtes réalisées à Calais, en Grèce, Italie, Macédoine et Serbie entre février 2016 et août 2019. J’ai effectué des visites de camps, observations de classes et entretiens semi-directifs avec un vaste panel de parties prenantes (ONG, ONU, mairies, politiques…). Ma recherche s’appuie sur la sociologie de l’interaction (Goffman, 1974) et des institutions totales (Goffman, 1968) pour conclure que l’école peut devenir un objet permettant détotaliser le camp (Idrac, 2019). Mes résultats plaident pour l’apparition d’un nouveau type de structure modélisé en écho à la forme-camp et qui serait la forme-école.