[fr] La restauration de la nature est plus que nécessaire si l’on veut relever les divers
défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société : le changement
climatique, mais également la perte de biodiversité. Il reste encore fort à faire pour atteindre les objectifs, qui plus est compte tenu de la loi sur la restauration de la nature.
La restauration de la nature et le fonctionnement des écosystèmes coûtent de
l’argent. Mais cet argent n’est pas gaspillé inutilement. Cette étude montre que
la restauration de la nature contribue non seulement à restaurer les habitats
de la flore et de la faune rares et menacées, mais qu’elle offre également des
bénéfices considérables à l’être humain et à l’économie. Bien que seule une partie des bénéfices que la nature nous procure puisse être convertie en euros, celle-ci dépasse amplement les investissements consentis.
Nous nous sommes penchés de près sur 3 projets : deux en Flandre et un
en Wallonie.
Il s’agissait principalement de projets de restauration de la nature portant sur des prairies humides, des marais et des tourbières. Ces zones restaurées permettent de stocker le carbone et, en fonction du niveau des eaux, de retenir l’eau, ralentissant ainsi son écoulement. On peut ainsi limiter l’impact des pics d’inondation et réduire les fluctuations des cours d’eau durant les périodes de sécheresse.
Les paysages uniques et la grande diversité de plantes et d’animaux attirent les amateurs de loisirs, qui contribuent à leur tour à l’économie locale. En matière
de soin de santé, les bénéfices sont également considérables : le contact avec
la nature - au sens le plus large du terme - contribue à diminuer les troubles
mentaux et physiques, ce qui permet de réaliser des économies substantielles dans le domaine des soins de santé. Grâce aux nombreux bénéfices prodigués
par une nature de qualité, les études de cas montrent un rendement variable
mais hautement positif: l’investissement est récupéré en l’espace de 7 à 16 ans et chaque euro investi dans la restauration en rapporte au moins entre 8 et 51.
Dans le cadre de cette étude, nous avons réalisé une version « allégée »
d’une analyse coûts-bénéfices sociaux. Il s’agit d’un outil économique qui
permet de monétiser les coûts et les bénéfices dans la mesure du possible.
Malheureusement, une grande partie des bénéfices que procure la nature ne
peut être évaluée en euros. Ceux qui peuvent être exprimés en des termes
monétaires et pour lesquels des méthodes et/ou des études s’inscrivaient dans
la durée et relevaient des ressources de la présente étude, ont été inclus dans
les résultats. Cela signifie que seule une partie des bénéfices que procure la
restauration de la nature est prise en compte.
Disciplines :
Environmental sciences & ecology
Author, co-author :
Liekens, Inge
Dufrêne, Marc ; Université de Liège - ULiège > Département GxABT > Biodiversité, Ecosystème et Paysage (BEP)
Language :
French
Title :
Restaurer la nature - un investissement qui rapporte