Abstract :
[fr] Le présent article analyse tout d’abord les différentes manifestations (para)textuelles de l’ironie dans Peluquería y letras, sixième roman de l’écrivain mexicain Juan Pablo Villalobos (Guadalajara 1973). Celui-ci s’apparente à un petit manuel du parfait ironiste, tant l’auteur y déploie, à l’échelle de la page comme à celle de l’œuvre entière, un registre riche et varié d’ironies verbales, situationnelles, relatives au physique et artistiques. Sans abandonner l’analyse textuelle, l’article propose ensuite une réflexion de nature plus théorique sur la relation entre l’ironie et l’autofiction, genre dont relève Peluquería y letras. L’hypothèse défendue est que l’autofiction pousse à l’extrême l’ironie littéraire dans la mesure où, d’une part, l’auteur devenu personnage (auto) y remet en question sa propre autorité et, d’autre part, la prise de distance vis-à-vis de la réalité extralittéraire y est toujours plus ou moins patente (fiction).
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