Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Paris, Gallimard, 1964.
L'ouvrage est disponible dans la collection « Folio » depuis 1972. Il peut également être lu dans le second volume des Mémoires de Beauvoir parus dans la « Pléiade » en 2018 : Simone de Beauvoir, Une mort très douce, dans Mémoires, vol. II, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2018, p. 407-474. Je citerai le texte dans cette dernière édition (Mémoires II suivi de la palliation).
Delphine Nicolas-Piene, « Note sur le texte », dans Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 1274-1284J). 1284 pour les informations sur les différentes publications et éditions du texte).
Judith Comn, Sexe, amour et féminisme Quand on écrivait à « Madame de Beauvoir » (2020), trad. Marine Vaslin et Lorraine Delavaud, Paris, Pion, 2023, p. 319.
Betty Friedan, The Feminine Mystique, New Yoik, Norton, 1963; trad. fr. Yvette Roudy, La Femme mystifiée, vol. 1 et 2, Genève, Gonthier, 1964.
Judith Coffin, Sexe, amour et féminisme, « La honte : une émotion politique », p. 257-302 (p. 260 pour le passage cité).
Jean-Paul Sartre, Esquisse d'une théorie des émotions, Paris, Hermann, 1939.
Je renvoie sur ce point à Gregory Cormann, « Émotion et réalité », Bulletin d'analyse phénoméno-logique, vol. 8, n° 1, 2012, p. 286-302.
Judith Coffin, Sexe, amour etféminisme, p. 261.
Judith Coffin, Sexe, amour etféminisme, p. 302.
Delphine Nicolas-Pieme, «Note sur le texte», dans Simone de Beauvoir, Mémomes II, p. 1284.
Lauren Beiiant, The Female Complaint The Unfinished Business of Sentimentality in American Culture, Duke University Press, 2008.
Le travail de Lauren Beriant, qui s'est longuement intéressée à la culture féminine mise en critique de la conception habermassienne de l'edace public. Sur ce point, je suis grandement redevable, pour mon compte, aux recherches doctorales de Caroline Glone, L'Espace public littérarisé critique jeministe d'une transformation structurelle (Fraser, Negk Khtge, Énzensbeiga; après Habermas), Doctorat en Information et communication, Université de Liège, 2022. Je renvoie aussi à ses recherches en cours sur l'intimité publique.
Judith Coffin, amour et féminisme «Unpublic intime» p. 54-56 (P.55 pour la citation).
Judith Coffin, amour et féminisme «Unpublic intime» p. 210 (pour les premier et troisième extraits cités), ainsi que p. 496, note 46 (pour le tenne « juxtapolitique »), où on trouve cette précision de Lauren Beriant dans un entretien de 2011 dans la revue Biography : « Ces sphères publiques intimes s'épanouissent généralement en marge de la politique, elles font référencé à des subordinations historiques sans pour autant mobiliser l'activisme ».
Delphine Nicolas-Piene, « Notice d'Une mort très douce », dans Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 1277.
Delphine Nicolas-Piene, « Notice d'Une mort très douce », dans Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 1281 et 1276.
Voir « Correspondance A. Badiou/S. de Beauvoir (extraits) » [1955-1972], dans L'Herne Beauvoir, 2012, p. 379-390.
Alain Badiou, lettre à Simone de Beauvoir, 20 septembre 1965, dans L'Herne Beauvoir, 2012, p. 387
cité par Delphine Nicolas-Pierre, « Notice d'Une mort très douce », p. 1280.
Alain Badiou, lettre à Simone de Beauvoir, 20 septembre 1965, p. 387.
Lettre du professeur René A. Spitz, 14 janvier 1965, Fonds Beauvoir, BNF, NAF 28501, cité par Delphine Nicolas-Pierre, « Notice d'Une mort très douce », p. 1283.
Delphine Nicolas-Piene, « Notice d'Une mort très douce », p. 1283.
Simone de Beauvoir, Une mort très douce, dans Mémoires II, p. 456.
Delphine Nicolas-Piene, « Notice d'Une mort très douce », p. 1283.
Eva Spitz Blum, « A Schoolgirl's Memories of Her Teacher: Trialogue between Simone de Beauvoir, René A. Spitz and Eva Spitz Blum », Simone de Beauvoir Studies, vol. 8, 1991, p. 117-121.
Notre traduction. (« Each day, my hand would be the first to shoot up in class. Thus the trialogue continued inconclusively for several weeks. It did not take Mle de Beauvoir long to realize that she was not speaking to me, but rather thwugh me. I recall her saying one day in a low voice: "But Mle Spitz, you aie a sounding board! I am not talking to you but to your father. Is that not the case?"»).
Simone de Beauvoir, La Force des choses (1963), dans Mémoires, vol. I, Paris, Gallimpd, « Bibliothèque de la Pléiade », 2018, p. 1008 : « Ce que je comprends mal, c'est l'idéalisme qui entache ces essais. En fait, les hommes se définissaient pour moi par leurs coips, leurs besoins, leur travail ; je ne plaçai aucune forme ni aucune valeur audessus des individus de chair et d'os ».
Delphine Nicolas-Pierre, « Notice d'Une mort très douce », p. 1277, 1281.
Madeleine Chapsal, « L'œil du témoin », L'Express, 23-29 novembre 1964.
Simone de Beauvoir, La Force des choses, Dewdmepartie, dans Mémoires II, p. 378.
Delphine Nicolas-Piene, « Notice d'Une mort très douce », p. 1282.
Jean-Louis Jeannelle, « Notice de La Force des choses », dans Simone de Beauvoir, Mémoires I, p. 1401.
Outre le récit de Beauvoir, on renverra pour la description de ces rencontres aux portraits qu'en donne, de manière personnelle et ironique, Hais Magnus Enzensbeiger dans le récit autobiographique Tumult, Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 2014, p. 9-33
de manière hostile, Cécile Vaissié, Sartre et l'URSS. Le Joueur et les survivants, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023, p. 265-278.
Jean-Paul Sartre, « Un bilan, un prélude », Esprit, n° 329, juillet 1964, p. 80-85.
« La Force des choses », par Ménie Grégoire, Franche Dumas, J.-M. Domenach, Esprit, n° 326, mars 1964, p. 488-507
«Les Mots », par Solange Josa et Jacques Delpeyrou, Esprit, n° 327, avril 1964, p. 654-664.
Jean-Marie Domenach, « Une politique de la certitude », Esprit, n° 326, mars 1964, p. 502.
Jean-Marie Domenach, « Une politique de la certitude », Esprit, n° 326, mars 1964, p. 505.
Pour la référence allusive à la critique de Merleau-Ponty, voir Jean-Marie Domenach, « Une politique de la certitude », Esprit, n° 326, mars 1964, p. 506, note 2 (qui renvoie à la préface de Signes).
Jean-Marie Domenach, « Une politique de la certitude », Esprit, n° 326, mars 1964, p. 503.
Solange-Claude Josa, « Vivre dans la contingence », Esprit, n° 327, avril 1964, p. 654.
Solange-Claude Josa, « Vivre dans la contingence », Esprit, n° 327, avril 1964, p. 658-659.
Jacques Delpeyrou, « La passion de l'explicable », Esprit, n° 327, avril 1964, p. 660-664.
Jacques Delpeyrou, « La passion de l'explicable », Esprit, n° 327, avril 1964, p. 663.
Solange-Claude Josa, « Vivre dans la contingence », p. 658.
Jacques Delpeyrou, « La passion de l'explicable », p. 663.
Jacques Delpeyrou, « La passion de l'explicable », p. 662.
Solange-Claude Josa, « Vivre dans la contingence », p. 658.
Jacques Delpeyrou, « Simone de Beauvoir : Une mort très douce (Gallimard) », Esprit, n° 333, décembre 1964, p. 1049.
Philippe Ivernel, « La vérité d'un relus », Esprit, n° 333, décembre 1964, p. 1015.
Pour un beau portrait de celui qui deviendra un grand germaniste, spécialiste et traducteur notamment de Walter Benjamin et de Bertolt Brecht, voir Florent Perrier, «Hommage à Philippe Ivemel », En attendant Nadeau, 21 juillet 2016, https://www.en-attendant-nadeau.fr/2016/07/21/philippe-ivemel/
Philippe Ivemel, « La vérité d'un refus », En attendant Nadeau, 21 juillet 2016, p. 1015,1016.
Philippe Ivemel, « La vérité d'un refus », En attendant Nadeau, 21 juillet 2016, p. 1016.
Jacques Delpeyrou, « Simone de Beauvoir : Une mort très douce (Gallimard) », p. 1048.
Jacques Delpeyrou, « Simone de Beauvoir : Une mort très douce (Gallimard) », p. 1049.
Voir Sophie de Closets, Quand la télévision aimait les écrivains. Lectures pour tous 1953-1968, Paris, De Boeck / INA, 2004. Si la place de l'existentialisme a été congrue dans l'émission, on sait, en revanche, que l'émission Lectures pour tous a joué un rôle important dans la popularisation du structuralisme en recevant plusieurs fois Lévi-Strauss, puis Foucault.
Max-Pol Fouchet, «Les Mots », Lecturespour tous, 12 février 1964, https://www.inafi/inaeclaire-actu/video/i04086520/les-mots. Fouchet signale en ouverture de son propos, avec beaucoup de compréhension, presse avec approbation, que Sartre a refusé de venir présenter lui-même son livre dans l'émission.
Max-Pol Fouchet, « Une mort très douce », Lectures pour tous, 20 janvier 1965, https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04231147/max-pol-fouchet-parle-du-livre-de-simone-de-beauvoir-une-mort-tres-douce. Dans la même émission, le 14 janvier 1959, le journaliste avait déjà présenté les Mémoires d'une jeune fille rangée. Les citations suivantes se rapportent à la même vidéo.
Dans sa presentation, Max Pol Fouchet s'appuie probablement, en la corrigeant (à propos du « fond de tendresse et d'émotivité féminines » du récit), sur la recension du livre donnée par Piene-Henri Simon dans Le Monde du 11 novembre 1964. P.-H. Simon y soulignait également que, malgré les volumes déjà paras, Une mort très douce permettait de « découvrir encore [⋯] un profil mal connu de l'écrivain».
Il s'agit presque d'une citation du récit de Beauvoir : « Dur travail, de mourir, quand on aime si fort la vie », Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 457.
Françoise Collin, « Entretien avec Geneviève Fraisse », L'Europe des idées, France Culture, 16 août2008. L'émission peut être écoutée via le lien suivant : https://soundcloud.com/user403412567/leurope-des-idees-genevieve-fraisse-16082008.
À la mort de Beauvoir, G. Fraisse lui avait rendu hommage dans un très beau texte intitulé « Une mort douce » publié dans Révolution le 18 avril 1986. Le texte est notamment disponible sur le blog de Marine Rouch depuis le 6 octobre 2019, https://lireoire.hypotheses.org/1848
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire », Les Temps Modernes, n° 632-633-634, « Notre Sartre », 2005, p. 268-414.
Voir « En duplex-radio New York-Paris Sartre face aux étudiants sur RTL », Le Figaro, 25 octobre 1967, p. 25.
Je remercie Michel Contat de m'avoir communiqué, il y a des années, une copie de la bande d'enregistrement de l'émission d'octobre 1967 sur RTL.
Jean-Paul Sartre sur RTL, 24 octobre 1967, archives personnelles.
J'insiste ici sur l'expérience de la mort. Il va de soi que la question du mensonge est également au cœur de la nouvelle de Sartre. Jean-François Louette a éclairé récemment les sources kantiennes de Sartre et sa lecture de l'opuscule « Sur un prétendu droit de mentir par humanité » dans « La nouvelle 'le Mur" et Kant : petite notule philologique », L'Année sartrienne, n° 37, 2023, p. 195-198.
On peut ajouter que le nom de Beauvoir n'apparaît pas dans « Morale et histoire ». Mais comme je l'ai montré ailleurs, les essais de morale et la théorie de la valeur élaborée dans Le Deuxième Sexe sont fondamentaux pour la discussion sur les valeurs que Sartre engage avec le positivisme (marxiste ou structuraliste) dans les notes pour la conférence à Cornell.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire », art cit, p. 329-349.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 329-330.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 334.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 342.
On a pu montrer que le débat de Sartre avec Lévi-Strauss (depuis Saint Genet, comédien et martyr et Questions de méthode jusqu'à « Morale et histoire ») était filtré par la lecture que Simone de Beauvoir fait des Structums élémentaires de la parenté dans Le Deuxième Sexe et dans le compte rendu du grand livre de Lévi-Strauss qu'elle dorme la même année dans Les Temps Modernes. Je me permets de renvoyer à Gregory Cormann, « Questions de méthodes. Sartre, Giovannangeli, la phénoménologie et les "structuralistes" », Bulletin d'Analyse Phénoménologique, vol. 10, n° 11, 2014, p. 74-88
« 'Madame de Beauvoir, c'est moi". Une archéologie féministe de la pensée française contemporaine », L'Année sartrienne, n° 33, 2019, p. 5-22.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire », art. cit, p. 332.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 331.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 339.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 343.
Jean-Paul Sartre, « Morale et histoire » p. 334.
Voir la page déjà citée de Tout compte faitt, p. 136.
Françoise Collin, « Beauvoir et la douleur. Aliénation et altération dans la pensée beauvoirienne », Sens public [En ligie], 2010, htttps://www.enidit.org/fr/revues/sp/2010-sp04852/1064008ar/.
Le texte est issu d'une conférence présentée lors du colloque international « Simone de Beauvoir : Autour du Deuxième Sexe » qui a eu liai à Lleida et à Barcelone les 25,26 et 27 novembre 2009.
Françoise Collin, « Beauvoir et la douleur », art cit, p. 5.
Je développe ici quelques remarques présentées une première fois dans Gregory Coimann, « Françoise Collin et Simone de Beauvoir : un demier rendez-vous », dans Caroline Glorie et Teresa Hoogeveen (dir.), La Première Revueféministefrancophone, Les Cahiers du GRIF, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2023, p. 235-263.
Gregory Coimann, « Françoise Collin et Simone de Beauvoir : un demier rendez-vous », dans Caroline Glorie et Teresa Hoogeveen (dir.), La Première Revueféministefrancophone, Les Cahiers du GRIF, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2023, : « Or, si on parcourt ou re-parcourt l'œuvre entière de Simone de Beauvoiressais et récits mêlés - sans s'en tenir exclusivement au Deuxième Sexe, et si on reparcouit ses écrits autobiographiques, on constate que par bien des aspects elle témoigne de ce que le mal n'est pas réductible à l'injustice, qu'il y a un excédent de celui-ci sur ses conditions socio-histonques, et donc que le philosophique résiste au politique ».
Gregory Coimann, « Françoise Collin et Simone de Beauvoir : un demier rendez-vous », dans Caroline Glorie et Teresa Hoogeveen (dir.), La Première Revueféministefrancophone, Les Cahiers du GRIF, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2023, p. 4.
Françoise Collin, Le Rendez-vous, Paris, Tierce, 1988.
M. M. [Marcelle Marini], « Françoise Collin, Le Rendez-vous, éd. Tierce, Paris, 1988 », Les Cahiers du GRIF, n° 40, 1989, p. 143.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 466.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 52.
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, vol. D, Paris, Gallimard, 1979, p. 416-428.
Françoise Collin, « Situation et caractère de la femme », dans Ingrid Galster (éd.), Simone de Beauvoir : Le Deuxième Sexe. Le livre fondateur du féminisme moderne en situation, Paris, Honoré Champion, 2004, p. 411.
Françoise Collin, « Situation et caractère de la femme », dans Ingrid Galster (éd.), Simone de Beauvoir : Le Deuxième Sexe. Le livre fondateur du féminisme moderne en situation, Paris, Honoré Champion, 2004, p. 410,411,412.
Simone de Beauvoir, Pour une morale de l'ambiguïté, Paris, Gallimard, 1947.
Françoise Collin, « Situation et caractère de la femme », 1947, p. 406.
Françoise Collin, « Situation et caractère de la femme », 1947, p. 403.
Françoise Collin, « Situation et caractère de la femme », 1947, p. 402.
Françoise Collin, « Situation et caractère de la femme », 1947, p. 408.
Françoise Collin, « Le livre et le code : de Simone de Beauvoir à Thérèse d'Avila », Les Cahiers du GRIF, hors-série n° 2, « Âmes fortes, esprits libres », 1996, p. 13.
Françoise Collin, « Le livre et le code : de Simone de Beauvoir à Thérèse d'Avila », Les Cahiers du GRIF, hors-série n° 2, « Âmes fortes, esprits libres », 1996, p. 14.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 465.
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe II, p. 424425.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 465.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 471.
Delphine Nicolas-Piene, « Notice d'Une mort très douce », p. 1278.
Cette citation renvoie à un passage d'Une mort très douce qu'on retrouve dans Mémoires II, p. 444-445.
Annabel Herzog, « Dignité et souveraineté chez Beauvoir : une lecture d'Une mort très douce », Cités, n° 90, 2022, p. 128.
Voir Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 464 : « Ce qui nous a étonnées bien davantage, c'est qu'elle n'ait jamais réclamé la visite d'un prêtre, pas même le jour où elle se désolait : "Je ne reverrai pas Simone !" Elle n'a pas sorti son missel, le crucifix, le rosaire que Marthe lui avait apportés. Jeanne a suggéré un matin : "C'est dimanche aujourd'hui, tante Françoise; vous n'avez pas envie de communier?-Oh! ma petite, je suis trop fatiguée pour prier; Dieu est bon!" »
Sur un autre plan, on peut aussi remarquer que Beauvoir relate le feit que l'écriture d'Une mort très douce a été pour elle une technique de réconfort (la formule est de Sartre dans son journal de guerre) comme l'est la prière pour un croyant : « Je n'avais pas prémédité d'écrire Une mort très douce. Dans les pénodes difficiles de ma vie, griffonner des phrases-dussent-elles n'être lues par personne-m'apporte le même réconfort que la prière au croyant : par le langage je depasse mon cas particulier, je communie avec toute la communauté ». Simone de Beauvoir, Tout compte fait, Paris, Gallimard, 1972, p. 136.
Annabel Herzog, « Dignité et souveraineté chez Beauvoir », art cit, p. 125.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 55.
Annabel Herzog, « Dignité et souveraineté chez Beauvoir », art cit, p. 126.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 24.
Annabel Herzog, « Dignité et souveraineté chez Beauvoir », art cit, p. 125.
Ce point a été relevé dans la comparaison que Catherine R. Monfort a feite entre Une mort très douce et Une femme d'Annie Emaux dans «La Vieille Née": Simone de Beauvoir, Une mort très douce, and Annie Emaux, Une femme », French Forum, vol. 21, n° 3, 1996, p. 360-361. Cet article n'est pas repris dans la bibliographie attachée au récit de Beauvoir dans le second tome des Memoites en « Pléiade ».
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 463.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 417.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 437.
Le TLFI définit un ouvroir soit comme « un lieu où l'on se rassemble, dans une communauté de femmes ou dans un couvent, notamment pour effectuer des travaux d'aiguille », soit comme un « Atelier, souvent à caractère confessionnel, où des personnes bénévoles effectuent des travaux d'aiguille pour des ornements d'église ou au profit d'une œuvre de bienfaisance, d'un hôpital ou de nécessiteux ».-On rappellera aussi l'usage du terme par le groupe de recherche littéraire OULIPO créé par François Le Lionnais et par Raymond Queneau au début des années 1960, dont la première conférence se tint à Verviers et à Liège, à l'instigation d'André Blavier, du 2 au 5 octobre 1964.
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe II p. 429-481. Toutefois, dans mon édition (1979) de l'ouvrage, le titre est conservé en haut de page pour l'ensemble de la conclusion, p. 482-504.
Simone de Beauvoir, Mémoires II, p. 445.
Gaiie Etcherelli, « Un récit sans artifice », L'Herne Beauvoir, p. 247.
Gaiie Etcherelli, « Un récit sans artifice », L'Herne Beauvoir, p. 249
Simone de Beauvoir, «La phénoménologie de la perception de Maurice Merleau-Ponty», Les Tmps Modernes, n° 2, 1945, p. 363.