Reference : Sartre, la médecine et le procès d’infanticide de Liège : de la vie à l’Histoire
Scientific journals : Article
Arts & humanities : Philosophy & ethics
http://hdl.handle.net/2268/231405
Sartre, la médecine et le procès d’infanticide de Liège : de la vie à l’Histoire
French
[en] Sartre, Medicine and the Infanticide Trial in Liège: From Life towards History
Cormann, Grégory mailto [Université de Liège - ULiège > Département de philosophie > Département de philosophie >]
2018
Phainomenon: Revista de Fenomenologia
Edições Colibri
28
Philosophy and Psychopathology: Phenomenological Perspectives
203-238
Yes
International
0874-9493
Lisboa
Portugal
[fr] Sartre ; Procès du Softénon ; Ariès ; Febvre ; Mauss
[fr] Le rapport de Sartre à la médecine a échappé à la critique. Le désintérêt de Sartre pour les sciences justifierait l’absence dans son œuvre d’une réflexion détaillée sur la médecine ou sur la maladie. La publication depuis une dizaine d’années d’inédits de Sartre sur la morale écrits entre 1961 et 1965, lorsque s’achève la Guerre d’Algérie, demande de considérer cette question à nouveaux frais. Dans ces inédits, en particulier dans Les racines de l’éthique, la question des attitudes devant la vie et devant la mort reçoit une attention décisive. Dans le cadre de cet article, on s’intéressera tout particulièrement à la réaction de Sartre à un procès célèbre des années 1960, le procès d’infanticide qui s’est tenu à Liège à la fin de l’année 1962, aussi connu comme le Procès du Softénon. Prenant position contre les commentaires, finalement accusateurs, des revues de gauche de l’époque, dont Les Temps Modernes, à propos des parents infanticides, Sartre y déploie une attention scrupuleuse aux transformations biopolitiques que connaissent les sociétés occidentales depuis la fin du XIXème siècle. Cette attention s’inscrit, sur le fond de l’histoire familiale de Sartre, dont nous reconstruisons ici les rapports complexes au pouvoir médical, dans un dialogue passé inaperçu avec l’École des Annales, en première main avec l’histoire des attitudes devant la vie et devant la mort de Philippe Ariès, plus profondément avec l’histoire des sensibilités esquissée par Lucien Febvre dans ses réflexions sur l’histoire à la fin des années 1930.
Traverses
Researchers
http://hdl.handle.net/2268/231405
http://phainomenon-journal.pt/index.php/phainomenon/article/view/374

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