Reference : Les effets probables de la loi 034/2009 relative à la sécurisation foncière rurale au...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Law, criminology & political science : Multidisciplinary, general & others
Social & behavioral sciences, psychology : Multidisciplinary, general & others
Physical, chemical, mathematical & earth Sciences : Multidisciplinary, general & others
http://hdl.handle.net/2268/229173
Les effets probables de la loi 034/2009 relative à la sécurisation foncière rurale au Burkina Faso sur les migrants agricoles des grandes sécheresses des années 1970 et 1980: cas des communes de Solenzo et de Balavé
French
Koala, Ouango [> >]
de Longueville, Florence [> >]
Ozer, Pierre mailto [Université de Liège - ULiège > DER Sc. et gest. de l'environnement (Arlon Campus Environ.) > DER Sc. et gest. de l'environnement (Arlon Campus Environ.) >]
22-Oct-2018
8
Yes
Yes
International
Migrations, environnement et climat : quelles inégalités face aux risques ?
22-23 octobre 2018
Institut national d’études démographiques (Paris, France)
Muséum national d’histoire naturelle (Paris, France)
Paris
France
[fr] Loi 034/ 2009 sur la sécurisation foncière ; sécheresse ; accès à la terre ; migrants agricoles vs autochtones ; Burkina Faso
[fr] En 2009, le Burkina Faso a adopté la loi 034/2009 sur la sécurisation foncière en milieu rural dont la finalité est la reconnaissance et l’enregistrement des droits coutumiers sur les terres rurales. L’objectif de cette étude est d’évaluer, dans le cadre de l’application de cette loi, le niveau de vulnérabilité des migrants agricoles. Les enquêtes menées dans des localités des communes de Solenzo et de Balavé, fortement colonisées par des allochtones, ont révélé que la majorité des migrants agricoles sont arrivés dans la zone pendant la grande sécheresse. Ils ont quitté les localités où ils avaient un droit coutumier sur les terres pour s’installer dans des zones plus favorables à l’activité agricole mais en utilisant les terres agricoles sous forme de prêt à durée indéterminée selon la logique du tutorat. Avec l’application de la loi 034/ 2009, le risque d’une perte totale ou d’une réduction considérable des superficies cultivées par les migrants agricoles est très élevé car 67% des propriétaires coutumiers des terres envisagent de louer aux migrants les parcelles qu’ils cultivent actuellement après la sécurisation foncière et 11% voudraient récupérer certaines parcelles pour leur propre exploitation. Dans le même temps, 76% des migrants agricoles ne disposent pas de moyens suffisants pour acheter ou louer les terres. Ainsi, ils ne peuvent plus quitter la zone pour plusieurs raisons: soit les membres de leur ménage sont devenus si nombreux qu’ils ne peuvent plus avoir des superficies suffisantes dans leur zone d’origine pour répondre à leurs besoins, soit ils n’ont plus de véritable attache avec la zone d’origine. Le risque est élevé que ces migrants agricoles se retrouvent dans une situation de migration circulaire et/ou forcée ou d’être piégé parce que le besoin de partir se fait sentir mais qu’ils sont incapables de pouvoir le faire.
The Hugo Observatory
Académie de Recherche et d'Enseignement Supérieur (Belgique). Coopération au Développement - ARES. CDD
Researchers ; Professionals
http://hdl.handle.net/2268/229173
https://www.ined.fr/fr/actualites/rencontres-scientifiques/seminaires-colloques-ined/migrations-environnement-climat-quelles-inegalites-face-aux-risques/

File(s) associated to this reference

Fulltext file(s):

FileCommentaryVersionSizeAccess
Open access
INED_KOALA et al.pdfAuthor preprint623.04 kBView/Open

Additional material(s):

File Commentary Size Access
Open access
Koala et al - INED 2018.pdf1.41 MBView/Open

Bookmark and Share SFX Query

All documents in ORBi are protected by a user license.