Reference : Efficacité et résistance de techniques de protection de berges en génie végétal
Scientific journals : Article
Physical, chemical, mathematical & earth Sciences : Earth sciences & physical geography
Life sciences : Environmental sciences & ecology
http://hdl.handle.net/2268/226498
Efficacité et résistance de techniques de protection de berges en génie végétal
French
[en] Effectiveness and resistance of streambank stabilisation projects using bioengineering techniques
Peeters, Alexandre mailto [Université de Liège - ULiège > Département de géographie > Géomorphologie et Géologie du Quaternaire >]
Houbrechts, Geoffrey mailto [Université de Liège - ULiège > Département de géographie > Département de géographie >]
Hallot, Eric mailto [Université de Liège - ULiège > Département de géographie > Département de géographie >]
Van Campenhout, Jean mailto [Université de Liège - ULiège > Département de géographie > Hydrographie et géomorphologie fluviatile >]
Verniers, Gisèle mailto [Université de Namur - UNamur > Département de biologie > Unité de recherche en biologie environnementale et évolutive (URBE) > >]
Petit, François mailto [Université de Liège - ULiège > Département de géographie > Département de géographie >]
6-Mar-2018
Géomorphologie: Relief, Processus, Environnement
Institut de Geographie
24
2 (2018)
121-138
Yes
International
1266-5304
1957-777X
France
[fr] protection de berges ; génie végétal ; fascine ; peigne ; caisson ; épis ; puissance spécifique ; Matière En Suspension
[en] Streambank stabilisation ; bioengineering ; fascine ; tree revetments ; cribwall ; groynes ; unit stream power ; Total Suspended Solids
[fr] Un ensemble de dix-neuf ouvrages de protection de berges en génie végétal a fait l’objet d’un suivi à court et long termes sur plusieurs rivières de Wallonie. Les aménagements, dont la mise en place remonte pour certains à 20 ans, ont dans l’ensemble bien rempli leur rôle de stabilisation de berge, même si plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui partiellement détruits. Dans certains cas, l’endommagement des aménagements a conduit à une reprise de l’érosion de la berge à protéger. Le facteur principal de dégradation des ouvrages est l’énergie de la crue destructrice. Elle est quantifiée par la valeur de puissance spécifique limite, qui représente la valeur maximale de puissance à laquelle l’ouvrage peut résister. Déterminée sur la base des observations de terrain, elle est de l’ordre de 130 W/m² pour des fascines, 65 W/m² pour des peignes, 200 W/m² pour des caissons et 150 W/m² pour des épis végétaux. Toutefois d’autres facteurs d’échec font en sorte que l’aménagement est dégradé avant d’être détruit par les crues, ce qui le rend vulnérable pour des puissances spécifiques moins importantes. Les facteurs de dégradation mis en évidence sont (i) une mauvaise reprise de la végétation liée à un problème d’exposition, à des coupes non gérées et aux dégâts provoqués par les animaux s’attaquant aux plantations (bétail et rongeurs), (ii) des défauts de conception des aménagements (remplissage inadapté, mauvais dimensionnement) et (iii) une mauvaise prise en compte des caractéristiques géomorphologiques de la rivière. Ainsi, outre la puissance spécifique, un deuxième facteur important à prendre en compte est la quantité de Matières En Suspension (MES) disponible, étant donné que la plupart de ces ouvrages nécessitent un remplissage par des sédiments fins.
[en] Nineteen streambank stabilisation projects using bioengineering techniques were monitored in the short and the long term on several rivers in Wallonia. Most of the bank protections, installed between 3 and 20 years ago, were effective, although many of them are now partially destroyed. In some cases, damage to the protective structure has led to a renewed erosion of the bank. The main factor of degradation is the magnitude of stream discharge, which is quantified by the critical stream power (the maximum power value at which the bank protection can resist). Permissible stream power thresholds were determined empirically, and are in order of 130 W/m² for fascine, 65 W/m² for tree revetment, 200 W/m² for cribwall and 150 W/m² for groynes system. Nevertheless, several factors might undermine the bank protection before its flood destruction, which lead to a lower threshold of critical power. The deterioration factors highlighted are (i) a poor vegetation recovery due to lack of sunlight, unmanaged cutting, and damage caused by animals (livestock and rodents), (ii) an inadequate design or filling, and (iii) a lack of consideration of fluvial processes, such as unit stream power and Total Suspended Solids (TSS) as most of these structures require filling with fine sediments. As a result, this study underlined the importance of characterising the geomorphological context in addition to the regular hydrological technical factors prior to the bank stabilisation project.
Researchers ; Professionals
http://hdl.handle.net/2268/226498
10.4000/geomorphologie.11927
http://journals.openedition.org/geomorphologie/11927

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