[fr] Les films documentaires tournés par des réalisateurs européens, après le génocide des Tutsi au
Rwanda en 1994, ne visent pas seulement à entretenir le souvenir des victimes et à dénoncer les
massacres, mais à provoquer un souci collectif face aux crimes de masse. Pour ceux qui n’ont pas
pris part aux évènements – des « tiers », qu’ils soient auteurs ou récepteurs de ces œuvres – ce
souci implique qu’ils accèdent à une demande d’écoute et de mémoire et inscrivent cet événement
à l’horizon de leur propre histoire. C’est sur l’expérience de faire un film et sur celle de le voir que
repose cette responsabilisation des tiers et la possible « adoption » des morts de 1994.
Cet article en deux parties est le résultat d’une recherche menée conjointement par Marion Froger
(Université de Montréal) et Lucie Szechter (Université de Liège/Erg) à la Maison du doc de Lussas
(France) à partir d’une quarantaine de films documentaires.
Disciplines :
Performing arts
Author, co-author :
Szechter, Lucie ; Université de Liège - ULiège > Form. doct. art & sc. art (paysage)
Froger, Marion; Université de Montréal - UdeM
Language :
French
Title :
Le souci du tiers. L’effet de hantise
Publication date :
July 2017
Main work title :
CinémAction n°163 – Mémoires et identités au cinéma
Conseil de la recherche en sciences humaines du Canada
Commentary :
Il s'agit d'une recherche rédigée en deux parties : "Le souci du tiers. Filmer et voir en tant que tiers" (1re partie), Marion Froger (Université de Montréal). "Le souci du tiers. L’effet de hantise" (2e partie), Lucie Szechter (Université de Liège). Elle a été publiée dans la revue CinémAction.