Reference : Art & numérique
Scientific journals : Complete issue
Arts & humanities : Performing arts
Arts & humanities : Art & art history
http://hdl.handle.net/2268/220144
Art & numérique
French
Tomasovic, Dick mailto [Université de Liège - ULiège > Département médias, culture et communication > Théories et pratiques du spectacle (vivant ou enregistré) >]
Delbouille, Julie mailto [Université de Liège - ULiège > Département médias, culture et communication > Médiation esthétique et théories de la réception >]
Dec-2017
Art&Fact
Art&Fact
36
Yes
National
0774-1863
Liège
Belgium
[fr] Histoire de l'art ; arts numériques ; jeu vidéo ; bande dessinée ; performance ; vidéo-chorégraphie
[en] cinéma numérique
[fr] Présences du numérique


La révolution du numérique n’aura pas lieu.
La révolution du numérique a bien eu lieu.
Voici, sous forme lapidaire, deux assertions autour desquelles d’innombrables discours se sont récemment constitués. Experts, scientifiques, artistes, praticiens, usagers, observateurs, commentateurs, politiciens, historiens, futurologues, décideurs, influenceurs… Tous ont un avis sur l’avènement des technologies numériques. Certains évoquent même une fracture numérique, brisant la société, ou ordonnant un monde nouveau à plusieurs vitesses. Peu nous importe à vrai dire ces discours généralisants. Peu nous importe aussi « le numérique », terme totalisant, coquille mal définie, permettant toutes les réductions de pensée. Le numérique, cela n’existe sans doute pas. Si les technologies basées sur la digitalisation de l’information sont aujourd’hui celles qui constituent une part essentielle et toujours grandissante de notre environnement, professionnel ou privé, et si le contrôle et la maîtrise de celles-ci représentent sans nul doute un immense défi de société, il ne s’agira aucunement ici de proposer une approche globalisante du numérique dans son articulation avec le monde de l’art.


Si l’on y prête attention, c’est peut-être un bien curieux numéro d’Art&fact que vous tenez entre les mains, qui s’est construit primordialement sur une série de refus : le refus d’une vision historique des liens entre arts et numériques, en raison d’un manque évident de distance (comment commenter historiquement le contemporain ?), le refus de la construction, pourtant si évidente et si attendue de la part de ce genre de composition, d’un état des lieux de la question, en raison d’un foisonnement de pratiques absolument prodigieux (comment commenter de manière encyclopédique ce qui ne cesse de croître et de muter), refus, enfin, de constituer une approche d’une discipline prétendue constituée alors qu’elle est toujours en recherche d’elle-même et de son identité (les « arts numériques »).

C’est donc avec une tout autre humilité dans le rapport aux objets que ce numéro s’est élaboré. Non pas envisager un horizon numérique, mais évoquer des présences du numérique dans un certain nombre de disciplines artistiques. Sans jamais vouloir généraliser, arrêter ou déterminer notre propos, l’objectif de ce volume est de dresser un certain nombre de portraits, d’observations, d’analyses et d’interrogations sur autant d’objets ou de pratiques artistiques qui se frottent aux technologies numériques.

Qu’en est-il ainsi de la pratique de l’affichage et de l’exposition urbaine et citoyenne avec les outils numériques ? Qu’en est-il de la bande dessinée lorsque son support et ses conditions de réceptions sont bouleversés, spatialement et temporellement, par sa médiatisation numérique ? Qu’en est-il même de la pratique muséale à l’heure du numérique ? Quel trouble la numérisation de l’information audiovisuelle peut-elle apporter au cinéma ? Comment les dispositifs interactifs viennent-ils intégrer la question de la performance scénique ? Comment les arts vivants et les technologies peuvent-ils cohabiter dans un paradigme d’hybridation sans cesse reformulé ? Comment le geste corporel et l’acte chorégraphique peuvent-ils être relus par le montage numérique ? Enfin, comment une pratique comme le jeu vidéo, elle-même issue des possibilités vertigineuses de l’informatisation des données, peut-elle être reçue esthétiquement ?
Autant de questions passionnantes et précises qui nous permettent de débroussailler très modestement un territoire immense en pleine expansion, celui des rapports, des frottements et des articulations entre art et numérique.



Julie Delbouille et Dick Tomasovic
Researchers ; Professionals ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/2268/220144

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