Reference : Mîmâmsâ-and Vedânta-sentences in Padmapâda's Pañcapâdikâ (Chapter 2)
Scientific congresses and symposiums : Paper published in a book
Arts & humanities : Classical & oriental studies
http://hdl.handle.net/2268/187020
Mîmâmsâ-and Vedânta-sentences in Padmapâda's Pañcapâdikâ (Chapter 2)
English
Verpoorten, Jean-Marie mailto []
2007
Mîmâmsâ and Vedânta. Interaction and Continuity
Bronkhorst, Johannes
185-200
Yes
International
Delhi
India
12th World Sanskrit Conference
13-18July 2003
Helsinki
Finlande
[en] Pañcapâdikâ ; Mîmâmsâ, Vedânta ; injonctions rituelles ; âtman comme rite ; âtman comme objet à méditer ; Brhadâranyaka 4, 5, 7 ; Mîmâmsâ-sûtra 1 1 1 et 2 ; âtman comme ego individuel ; codanâ
[en] Au chapitre 2 de sa Pañcapādikā, Padmapāda (9e s.) présente un débat entre un mīmāṃsaka et un vedāntin qui argumentent à propos l’élaboration d’une néo-mīmāṃsā, laquelle commenterait des phrases des Upaniṣad’s à contenus mystiques ou eschatologiques et non plus rituels.
Problème n°1
Le mīmāṃsaka estime que sa doctrine n’a nul besoin d’un complément qui proviendrait de matériaux relevant du Vedānta .
Que faire alors de ces phrases aux allures injonctives que le Vedāntin voudrait faire figurer aux côtés de ces injonctions rituelles chères à son collègue ritualiste. Ne peut-on pas traiter la connaissance de l’ātman comme une sorte de rite « à faire » (kārya) par un « ayant droit » (adhikārin) ? Aux yeux du Vedāntin, l’ātman défini comme essence de la réalité et totalité universelle est un objet à méditer. A quoi l’adversaire mīmāṃsaka répond que l’ātman ainsi conçu est soit inconnaissable soit, au contraire, déjà connu (siddha) avant tout investigation.
Le vedāntin propose par exemple de compléter Bṛhadāraņyaka-upaniṣad 4 5 7, c’est à dire les mots idaṃ sarvaṃ yad ayam ātmā « l’ātman hic et nunc c’est l’univers tout entier » à l’aide de l’obligatif jñātavyaḥ, car ces mots révèlent quelque chose d’inédit et sont donc à cataloguer comme injonction.
Le mīmāṃsaka en revanche tient pour inadéquat de donner un statut d’injonction à un texte qui concerne l’ātman, c’est-à-dire une entité invisible et donc inconnaissable. Selon lui, mieux vaut voir dans l’ātman l’ego individuel et laisser chacun le méditer sans injonction.
Problème n°2
Pourquoi Ms 1 1 1 contient-il le mot dharma et non vedārtha ? parce que –répond le Vedāntin- Jaimini veut montrer que le « devoir » s’étend au-delà du strict « sens du Véda » pris comme synonyme d’activité rituelle.L’accès au bonheur n’est pas garanti rien que par celle-ci et peut inclure la méditation upanishadique sur l’essence de la réalité
De même en Ms 1 1 2, le mot codanā « injonction » ne renvoie pas exclusivement à l’action rituelle, comme le voudrait le M. Il peut être une invitation à dépasser le rite vers une investigation plus large .
Autre manière de dire qu’une uttaramīmāṃsā , une enquête ultérieure, s’ouvre et c’est le Vedānta.
http://hdl.handle.net/2268/187020

File(s) associated to this reference

Fulltext file(s):

FileCommentaryVersionSizeAccess
Open access
Verpoorten_2007_mimamsa-185.pdfPublisher postprint634.47 kBView/Open

Bookmark and Share SFX Query

All documents in ORBi are protected by a user license.