Reference : L'éjaculation précoce et son traitement : Le critère d’une minute maximum de pénétrat...
Scientific conferences in universities or research centers : Scientific conference in universities or research centers
Human health sciences : Public health, health care sciences & services
Human health sciences : Urology & nephrology
Human health sciences : Psychiatry
http://hdl.handle.net/2268/164346
L'éjaculation précoce et son traitement : Le critère d’une minute maximum de pénétration en question
French
Kempeneers, Philippe mailto [Université de Liège - ULiège > Département des sciences de la santé publique > Département des sciences de la santé publique >]
15-Mar-2014
National
7èmes assises françaises de sexologie et de santé sexuelle
13-16 mars 2014
Fédération française de sexologie et de santé sexuelle
Marseille
France
[fr] éjaculation précoce ; latence éjaculatoire ; traitement
[en] thérapies cognitivo-comportementale, thérapie sexuelle ; inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ; prévalence
[en] Il existe actuellement une tendance à réserver le diagnostic de trouble de l‘éjaculation précoce (EP) aux seuls cas caractérisés par des durées de pénétration inférieures ou égales à une minute environ. L’idée sous-jacente est que ces situations relèveraient d’une étiologie essentiellement bio-constitutionnelle et qu’un traitement pharmacologique au long cours constituerait l’unique option thérapeutique valable. À l’examen de la littérature cependant, les évidences scientifiques invoquées en soutien de cette proposition apparaissent assez faibles. Bon nombre de personnes souffrant d’éjaculer trop rapidement présentent en effet des durées de pénétration supérieures à une minute, et il semble que les formes sévères d’EP puissent aussi répondre favorablement à des traitements psycho-sexologiques. En outre, s’il s’avère certain que des variables biologiques influencent la latence éjaculatoire, rien ne permet cependant de prétendre qu’elles jouent, dans les formes sévères d’EP, un rôle exclusif de facteurs étiologiques psychosociaux. Il apparaît ainsi « prématuré » de fonder le diagnostic d’EP sur une durée de pénétration d’une minute maximum, ce critère détermine plutôt un gradient de sévérité du trouble. Considérant que, en matière de durée de pénétration, les critères d’aspiration se situent souvent au delà des normes biologiques, il semble délicat de soutenir que seules les formes d’EP les plus sévères auraient une origine bio-constitutionnelle. Dans tous les cas au demeurant, la constitution s’avère relativement plastique, sensible aux apprentissages à visée adaptative. Ceux-ci sont sans doute plus difficiles à réaliser par les porteurs d’une forme sévère du trouble, mais pas impossibles. La question de l’indication d’un traitement pharmacologique ou psycho-sexologique gagnerait à se dégager d’un simple critère de latence éjaculatoire.
Université de Liège, Province de Liège, Clinique psychiatrique des frères alexiens - Henri-Chapelle
BibliothEP
http://hdl.handle.net/2268/164346

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EP, 15-3-2014.ppsx998.72 kBView/Open

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