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Abstract :
[fr] Le militantisme antiraciste et décolonial en Belgique s’est illustré, ces dernières années, par une innovation notable dans ses modes d’action politique. Ces initiatives se traduisent par l’organisation de visites guidées décoloniales, l’ouverture du débat public sur la décolonisation sur des thèmes tels que l’espace urbain, l’éducation, les collections muséales, la production des savoirs, ou encore la mise en place d’activités d’« éducation permanente » autour de l’histoire coloniale et ses héritages. Sur quelles ressources, à la fois économiques, sociales et culturelles, reposent la conception et la mise en œuvre de ces actions militantes ? Ce travail antiraciste et décolonial s’effectue dans un contexte de mise en tension du secteur associatif, caractérisé par une inégalité des ressources et un sous-financement croissant. Cela entraîne une mise en concurrence pour l’accès aux subsides, aux projets ou aux dispositifs de consultation, ce qui creuse les écarts entre associations et militant·e·s. Dans quelle mesure la possession – ou l’absence – de ces ressources contribue-t-elle à produire des inégalités dans les modes d’existence et les capacités d’action des collectifs, ainsi que dans la visibilité et la participation des militant·e·s ?
Event organizer :
Ludovic Bakebek, Manuel Cervera-Marzal, Shannon Gouppy, Marie Schnitzler