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Abstract :
[fr] Vérités alternatives, fanfaronnades, moqueries, menaces… On pensait avoir tout entendu de la bouche de l’homme le plus puissant du monde. Mais le week-end dernier, Donald Trump a ajouté l’insulte à son art rhétorique – un « crazy bastards » (« bande de fous furieux ») lancé à l’adresse des dirigeants iraniens –, au point qu’une vingtaine d’élus démocrates du Congrès réclament désormais sa destitution en vertu du 25e amendement de la Constitution américaine, relatif à « l’incapacité de régner » d’un président qui ne serait plus maître de ses actes ou de sa parole…
Les outrances langagières de Donald Trump trahissent-elles vraiment un problème comportemental dans son chef ? Ou s’agit-il au contraire d’une stratégie parfaitement cohérente ? Pour François Debras, politologue à l’Université de Liège et auteur d’un récent essai sur la fabrique des discours politiques (Discours, Luc Pire), la communication de l’actuel président des Etats-Unis repose en tout cas sur trois artifices parfaitement identifiables.