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Abstract :
[fr] Si Choral Work est le nom que le philosophe Jacques Derrida et l’architecte Peter Eisenman ont donné à leur projet de jardin pour le Parc de La Villette, Chora L Works est le titre sous lequel sont rassemblées les différentes archives restées comme seuls témoins de ce projet jamais réalisé (Kipnis, Leeser, 1997). En tant que livre, Chora L Works est véritablement à considérer comme un objet expérimental de documentation: comment capter, enregistrer et transmettre les spécificités d'une rencontre transdisciplinaire autoproclamée comme "sans précédent" ? Dans le cadre de cet article, il s’agit de discuter de ce que peut encore nous apprendre l’histoire de cette expérimentation transdisciplinaire à partir d'une proposition de traduction créative des transcriptions de leurs échanges (Chora L re-Works). En présentant ce travail de mise en traduction – d'une langue à l'autre, mais aussi d’une génération de discours à ses autres –, l’enjeu est également de questionner l'importance de l’anglais et son Academic Writing dans la communication entre les établissements et individus qui composent le corps académique mondial. Face aux effets dévastateurs de l'hégémonie d'une langue, quelles formes de recherche les pratiques du projet peuvent-elles engager pour tenter de court-circuiter, faire bifurquer cet état de fait, gardant toujours en vue de cultiver « la pluralité des langues » (Arendt, 1950) et permettre l'exploration de la multiplicité des genres d’écriture? Avec Chora L re-Works, il s’agir donc d'interroger l'écriture-de-recherche comme « un espace de l'in-between », à la fois « interstitiel et événementiel ».
Publisher :
Editions LOCO,, Paris, Unknown/unspecified