Abstract :
[fr] Cet article examine les ambitions esthétiques, politiques et philosophiques de la Revue de littérature générale (RLG), fondée au milieu des années 1990 par Olivier Cadiot et Pierre Alferi. Loin de tout fétichisme du cut-up ou d’un simple héritage avant-gardiste, la revue se conçoit comme un « dépôt de techniques » valorisant le montage, l’échantillonnage et le recyclage textuel. En affinité avec certaines démarches du second Wittgenstein ou des objectivistes américains, elle privilégie l’exemplarité sur la théorisation, misant sur les usages concrets du langage. L’article analyse les enjeux politiques de cette posture : critique de l’inspiration individuelle, valorisation d’un artisanat littéraire, mise à disposition de méthodes plutôt que de manifestes. Trente ans après sa création, la RLG continue de susciter une réflexion sur la technicité du littéraire et ses implications collectives.
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