[fr] À l’exception des prêtrises éponymes des cultes dynastiques, les prêtrises royales de l’époque hellénistique ont été peu étudiées par la critique moderne. En outre, elles ont souvent fait l’objet de généralisations hâtives, qui ont conduit à les interpréter systématiquement comme des positions de pouvoir impliquant des relations étroites avec les instances dirigeantes. Cette contribution vise à réévaluer la portée de ces fonctions à la lumière des modalités par lesquelles les officiants parviennent à la charge, et de la nature des missions qui leur incombent. L’analyse des prérogatives et des honneurs qui accompagnent l’exercice d’une prêtrise royale permet également d’éclairer l’intégration des honneurs royaux dans les panthéons des cités grecques, sous l’angle des officiants qui desservent ces cultes.