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Abstract :
[fr] De la Conférence de la Paix à la conférence de Locarno, la Belgique cherche à obtenir un règlement satisfaisant des questions posées par le conflit, mais aussi, comme elle s’est comportée héroïquement et qu’elle a abandonné sa neutralité, à obtenir ou incarner un statut de puissance intermédiaire. Elle s’appuie dans cette quête sur ses deux garants fiables, la France et le Royaume-Uni, ou se place entre elles en menant une politique d’équilibre, mais la première exploite ses convoitises sur le Luxembourg et la seconde est réticente à garantir sa sécurité. Après un règlement de la paix décevant, mais qui vaut un agrandissement territorial à la Belgique aux dépens de l’Allemagne voire des populations intéressées, le tropisme français s’affirme avec l’occupation de Francfort, l’accord militaire franco-belge et l’opération de la Ruhr, alors que l’accord commercial franco-belge et que la question du Guillaume-Luxembourg restent en suspens. Les ambitions s’opposent au principe de réalité, l’inexpérience à la patience des grandes puissances, et pour autant, Paul Hymans et Henri Jaspar mènent, en se succédant à la tête du ministère des Affaires étrangères belge, une diplomatie neuve qui va au-delà de la quête de reconnaissance.