Keywords :
Wallonie, patrimoine, marbres, pierres, géologie
Abstract :
[fr] Chacun a — ou a eu — dans sa maison, sous forme de moellons, dalles, cheminées, bibelots, des pierres et marbres wallons. Ces petits morceaux de notre sous-sol se distinguent par leur beauté, mais sont aussi des fragments de l’histoire géologique de notre région. En effet, chaque pierre est le reflet de son environnement de formation ainsi que de sa longue évolution postérieure, comprenant des périodes d’induration et, éventuellement, de déformation. La Wallonie possède une ample histoire géologique, qui, au cours de près d’un demi-milliard d’années, a fait se succéder océans, mers peu profondes à dépôts sableux et argileux, plates-formes calcaires tropicales, marais côtiers, etc., le tout rythmé par deux phases de collision continentale ayant généré des chaînes de montagnes aujourd’hui disparues. Ces couches sont visibles de nos jours, car elles ont été plissées et ramenées en surface à la suite de l’érosion de ces anciennes chaînes de montagnes. L’originalité de ce livre, outre son nécessaire aspect synthétique, est que les différentes pierres y sont présentées sous la forme de jalons de l’histoire géologique de notre région, l’accent étant mis particulièrement sur leur genèse. Une autre facette de cet ouvrage est la reconnaissance des roches ornementales et de construction. Elle peut se faire grâce aux photos ; c’est surtout le cas pour les marbres, qui sont visuellement très spécifiques. Pour d’autres roches, moins typées, des encarts indiquent des pistes d’identification. De plus, des excursions permettent d’illustrer les caractéristiques de ces roches sur le terrain ainsi que leur utilisation dans le patrimoine, à Bruxelles et à Liège. Dans un souci d’exhaustivité, l’index de ce livre recense plus de deux cents pierres et marbres à vocation ornementale utilisés dans notre patrimoine, avec de nombreux synonymes. Néanmoins, chaque village a eu naguère sa petite carrière, d’où l’on tirait des matériaux dont l’usage a disparu et qui ne sont pas tous recensés. actuellement, une vingtaine de pierres seulement sont encore exploitées en Wallonie.