[fr] La production d’hydrogène (H2) par les microorganismes représente un enjeu important en termes de biotechnologie et plus particulièrement dans la production de biocarburants. Chlamydomonas reinhardtii est un organisme modèle dont les acteurs du métabolisme de l’H2 ont été caractérisés. Chez cette algue verte, la production d’H2 est principalement assurée par une FeFe-hydrogénase, HYDA1. L’activité d’HYDA1 repose sur la présence de ses maturases, HYDG et HYDEF, et sur celle de son donneur d’électrons, FDX1 (ou PETF). Cependant, la sensibilité d’HYDA1 à l’oxygène (O2) représente l’un des principaux freins à la production d’H2 par C. reinhardtii. Hypothétiquement, la quantité d’O2 est moindre dans la mitochondrie, où l’oxygène est réduit en eau, en comparaison avec celle du chloroplaste, où l’oxygène est produit par photolyse de l’eau. L’environnement cellulaire devrait donc être plus propice à la production d’H2 par HYDA1 au sein de la mitochondrie. Ce projet propose de modifier l’adressage d’HYDA1, de ses maturases et de son donneur d’électrons du chloroplaste vers les mitochondries. Nous proposons également de rediriger vers la mitochondrie un donneur d’électrons de FDX1, la pyruvate-ferrédoxine oxydoréductase (PFR ou PFO), une enzyme capable d’oxyder le pyruvate en acétyl-CoA dans le chloroplaste. En outre, ce projet cherche à démontrer que les protéines nouvellement adresser à la mitochondrie, pourront y être maturé de sorte à être active.