[fr] Introduction : L’évaluation de la mobilité lombaire est recommandée lors de différentes pathologies. Plusieurs outils d’évaluation existent sans qu’un consensus ne se dégagent quant à l’emploi de l’un de ceux-ci en particulier [1,2]. Pour le test de Schober Modifié, le repère initial (RI) utilisé va des fossettes lombaires latérales (FLL) aux épines iliaques postéro-supérieures EIPS [2]. Le but de cette étude est d’analyser si le diagnostic de mobilité lombaire ainsi que la mesure d’allongement lombaire varient lors du test de Schober Modifié entre deux examinateurs utilisant un repère anatomique initial différent.
Méthodologie : Après l’exclusion de 13 personnes ne présentant pas de FLL, 153 sujets (18 à 74 ans) restants (78 ♀et 75 ♂) ont alors effectué 2 tests de Schober Modifié soit avec les FLL comme repère initial, soit avec les EIPS. Après un échauffement standardisé de 3 flexions maximales du tronc, les 2 modalités ont été réalisées par 2 examinateurs de façon randomisée. Un sujet était considéré comme hypomobile lorsque son allongement était inférieur à la norme de sa tranche d’âge moins un écart-type [3]. Les questionnaires ODI et TSK ont été utilisés pour évaluer la perte de fonctionnalité et la kinésiophobie lombaire.
Résultats : La distance moyenne mesurée entre les repères des 2 examinateurs était de 1,19±0,82 cm. La moyenne des allongements de la mobilité lombaire, avec les EIPS comme RI, sont cliniquement et statistiquement (p<0,0001) supérieures aux moyennes avec les FLL pour les mêmes tranches d’âges et genres. Il y a un accord diagnostic modéré entre les 2 méthodes dans 88,89% des cas (K=0,494).
Discussion/conclusion : La hauteur d’un étage lombaire étant comprise entre 1,8 cm et 2,6 cm, la différence mesurée entre les RI peut amener à une couverture de la colonne lombaire différente et négliger un étage lombaire [4]. Ce qui explique peut-être qu’il existe une association modérée en ce qui concerne le diagnostic de mobilité lombaire. Stolwijk et al., dans leur évaluation de 2 versions du Schober Modifié (+15cm et +10cm) démontre qu’elles génèrent des scores totaux différents au « Bath Ankylosing Spondylitis Metrology Iindex » et sont donc source d’erreurs d’évaluation en fonction de la version choisie [5]. Il semble important d’utiliser le même repère anatomique initial sur un sujet car bien que le diagnostic de mobilité ne soit que modérément influencé, l’allongement mesuré est par contre différent.
Disciplines :
Human health sciences: Multidisciplinary, general & others
Author, co-author :
Jacquemin, Denis ; Université de Liège - ULiège > Evaluation-Revalidation (EVAREVA) ; Haute Ecole Robert Schuman > Santé > Kinésithérapie
Devillé, Benjamin; Haute Ecole Robert Schuman > Santé > Kinésithérapie
Lavigne, Lisa; Haute Ecole Robert Schuman > Santé > Kinésithérapie
Leblanc, Vanessa; Haute Ecole Robert Schuman > Santé > Kinésithérapie
Bernard, Bénédicte ; Université de Liège - ULiège > Département des Sciences de l'activité physique et de la réadaptation > Kinésithérapie générale et réadaptation ; Haute Ecole Robert Schuman > Santé > Kinésithérapie
Language :
French
Title :
Analyse de l’influence du repère initial du test de Schober Modifié sur le diagnostic de mobilité lombaire