[fr] 1. Aspects épidémiologiques, cliniques et virologiques La rage du chat n'est qu'un «Sousproduit
» de celle transmise par les vecteurs majeurs de rage canine ou selvatique : elle représente rarement plus de 5 % de ces cas. Cliniquement, elle ne diffère guère de celle des autres carnivores, mais les cas de rage furieuse sont plus spectaculaires. Le chat est plus sensible que le chien à certaines souches (ex. : vulpine) et, s'il mord moins souvent que lui, c'est plus dangereusement. Il excrète, en effet, plus souvent le virus (ex.: vulpin), et à des titres plus élevés. Malgré cela, il ne s'est jamais établi de cycle intra spécifique, durable, de la rage féline,
pour des raisons probablement éthologiques et écologiques. 2. Aspects prophylactiques La prévention de la rage féline peut revêtir, classiquement, deux aspects. Ceux d'une prophylaxie hygiénique ou médicale. La prophylaxie hygiénique de la rage chez le chat se limite à tenter d'empêcher la rencontre entre le chat et l'animal vecteur, soit en le séquestrant, soit en éliminant les chats harets dans les zones contaminées. La prophylaxie médicale de la rage chez le chat est longtemps demeurée difficile car on ne possédait pas de vaccin efficace et sûr. La situation a profondément évolué ces dernières années puisque l'on dispose à l'heure actuelle de vaccins à virus inactivé parfaitement inoffensifs et qui confèrent une immunité solide et durable. La vaccination antirabique du chat doit donc être encouragée.
Disciplines :
Veterinary medicine & animal health
Author, co-author :
Blancou, J.; Ministère de l'agriculture et de la forêt > Laboratoire d'étude sur la rage et la pathologie des animaux sauvages
Pastoret, Paul-Pierre ; Université de Liège - ULiège > Faculté de médecine vétérinaire > Virologie - Immunologie