Reference : "Les vaches seront-elles bien gardées?". Penser la place des professionnels dans la f...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Arts & humanities : Languages & linguistics
http://hdl.handle.net/2268/223099
"Les vaches seront-elles bien gardées?". Penser la place des professionnels dans la formation des futurs traducteurs
French
Neelsen, Sarah mailto [Université de Liège - ULiège > Département de langues modernes : ling., litt. et trad. > Traduction du français vers l'allemand >]
26-Apr-2018
8
No
No
International
Enseigner la traduction en contexte francophone
du 26 au 27 avril 2018
Laboratoire VALE (Paris Sorbonne)
Pléiade (Université Paris Nord)
PRISMES (Sorbonne Nouvelle - Paris 3)
Paris
France
[fr] professionalisation ; université ; compétences
[fr] Dans sa fable « Le vacher et le garde-chasse », Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) imagine la rencontre d’un garde-chasse et d’un vacher. L’un étant las de ne plus prendre de chevreuil, l’autre lui propose de le remplacer le temps d’un après-midi, lui confiant, en échange, la surveillance de son troupeau. L’expérience tourne mal puisque le chevreuil a la vie sauve et que les bêtes du troupeau se dispersent dans la nature. On connaît la morale du poème : « […] chacun son métier / Et les vaches seront bien gardées ».
Si elle n’est pas une parabole de l’enseignement, la fable de Florian peut toutefois servir de point de départ à une réflexion portant sur le rôle et les compétences de chacun.e des intervenant.e.s qui prennent aujourd’hui part à la formation des étudiant.e.s en traduction et traductologie, futurs acteurs de la traduction professionnelle. Afin que les cours d’université soient en phase avec les pratiques du monde professionnel, les séminaires s’ouvrent régulièrement à des intervenant.e.s extérieur.e.s (traducteurs professionnels, représentants des associations professionnelles, éditeurs, etc.). Or, leur apport et le statut de leur contribution ne sont jamais problématisés : s’agit-il d’un témoignage à valeur documentaire, d’une parole prescriptive, éventuellement d’un correctif par rapport au discours universitaire ? S’agit-il uniquement d’adapter le monde universitaire aux pratiques du marché ou bien l’université a-t-elle également un rôle à jouer, une influence à exercer sur le marché dont elle forme les futurs acteurs ? N’est-elle pas aussi le lieu où les professionnels peuvent interroger leur expérience ?
Cette communication examine donc la place de l’expérience professionnelle dans la formation académique à la traduction et les formes de son acquisition (stages des étudiant.e.s en agence de traduction, recrutement de traducteurs pour l’enseignement, contribution ponctuelle d’intervenant.e.s extérieur.e.s). A l’heure où le monde universitaire et le monde du travail sont non seulement mis en contact mais s’interpénètrent dans la formation des futurs traducteurs et traductrices, il est indispensable de problématiser leurs rapports parfois complémentaires, mais potentiellement aussi contradictoires. Il s’agit donc ici de repenser les modalités et la finalité d’une collaboration (indispensable) entre les différents acteurs de la formation, en définissant ce que l’on veut transmettre, le rôle et les compétences de chacun.
Centre Interdisciplinaire de Recherches en Traduction et en Interprétation - CIRTI
Fonds de la Recherche Scientifique (Communauté française de Belgique) - F.R.S.-FNRS ; Université de Liège
Researchers ; Professionals
http://hdl.handle.net/2268/223099
https://sites.google.com/view/enseignerlatraduction/home

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