Reference : Le concept de relation chez Hegel et en regard de sa postérité
Scientific journals : Complete issue
Arts & humanities : Philosophy & ethics
http://hdl.handle.net/2268/205616
Le concept de relation chez Hegel et en regard de sa postérité
French
Lejeune, Guillaume mailto [Université de Liège > Département de philosophie > Anthropologie philosophique et philosophie des sc. humaines >]
2016
Klēsis: Revue Philosophique
33
1-131
Yes (verified by ORBi)
International
1954-3050
[en] Hegel ; relation ; idéalisme
[fr] Si Hegel attache une importance capitale à la relation, c’est dans le cadre d’une pensée de l’absolu et non dans celui d’une pensée du relatif. Dans ce cadre absolu, la relation est en fin de compte rapport d’un terme à lui-même. Elle a une signification précise, elle n’est pas le lien entre deux termes extérieurs, mais la médiation dans le devenir constitutif d’un sens se comprenant dans et par son autre. Ce que Hegel défend, c’est l’idée d’une relation intérieure qui n’émane pas objectivement des choses, mais les articule subjectivement. Avec la Beziehung auf sich, il s’agit de reconstruire les concepts de façon à les inscrire dans un mouvement de se rapporter à soi et non de défendre l’idée que tout serait en relation, de sorte que l’on ne pourrait comprendre une chose que si on les comprend toutes. La Beziehung a ainsi, dans la multiplicité de sa sémantique, un côté subjectif que ne prend en compte la philosophie analytique qui par son parti pris quasi positiviste échoue à rendre compte des relations humaines autrement qu’en les réduisant à des rapports entre entités distinctes. L’autoréférentialité, comme le notait Apel, dans Le logos propre au langage humain est alors ce qui échappe au traitement analytique de la relation tel que le propose Russell.
L’opposition de Russell à Hegel part donc d’un malentendu. Russell fait comme si Hegel considérait la relation indépendamment du sujet pensant. On peut alors se dire que si Russell manque sa cible en affublant Hegel d’une conception naïve de la relation, c’est parce qu’il lit Hegel à travers l’idéalisme anglais et, en particulier, Bradley.
Il reste que la lecture popularisée par Russell d’un Hegel défenseur de la relation interne qui aurait disséminé les traits jugés délétères de son supposé monisme dans l’idéalisme anglais a encore une influence. Afin de clarifier tout cela, il importait de revenir sur la question de la relation chez Hegel et de la mettre en perspective. Les différentes contributions de ce dossier sont issues d’une journée d’études organisée à l’Université Libre de Bruxelles le 16 mai 2014. Elles entendent à la fois restituer la notion de la relation chez Hegel et en tirer les enjeux.
http://hdl.handle.net/2268/205616

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