Reference : Amok. De quelques perdants radicaux chez Hans Magnus Enzensberger.
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Social & behavioral sciences, psychology : Communication & mass media
Arts & humanities : Philosophy & ethics
http://hdl.handle.net/2268/202385
Amok. De quelques perdants radicaux chez Hans Magnus Enzensberger.
French
Hamers, Jérémy mailto [Université de Liège > Département des Arts et Sciences de la communication > Cinéma et vidéo documentaires >]
Cormann, Grégory mailto [Université de Liège > Département de philosophie > Département de philosophie >]
23-Mar-2017
15
Yes
No
International
Figures et figurations du terrorisme: enjeux postcoloniaux
du 23 au 25 mars 2017
Elara Bertho
Catherine Brun
Xavier Garnier
Paris
France
[fr] amok ; Hans Magnus Enzensberger ; terroriste
[en] En 2006, l’écrivain et essayiste allemand Hans Magnus Enzensberger publie Le perdant radical, un « essai sur les hommes de la terreur », conformément au sous-titre de cet ouvrage d’une soixantaine de pages dans lequel l’auteur décrit les multiples facettes d’un ensemble de figures meurtrières. Du tireur fou dans un lycée américain au combattant islamiste ceinturé d’explosifs, isolé ou organisé en groupe, tout perdant radical répond au même mécanisme : c’est « lorsqu’il aura repris à son compte le jugement des autres, ceux qu’il tient pour les gagnants (…) qu’il pète les plombs. » L’indistinction est frappante : pour Enzensberger, le perdant radical peut sévir seul ou en groupe ; son moteur profond, irréductible à un engagement politique ou religieux, reste le même dans les deux cas. Car pour l’essayiste, rien, pas même une théorie critique de la société, ne permet de rendre compte de la nature du perdant radical, si ce n’est la suppression de l’instinct de conservation.
Dans plusieurs textes littéraires – on songe notamment à son poème Zur Frage der Bedürfnisse (1991) et à son entretien autobiographique fictif avec lui-même Erinnerungen an einen Tumult (2014) –, Hans Magnus Enzensberger crée ou recrée des figures de terroristes qui réalisent parfaitement le profil type du perdant radical. Andreas Baader, les jeunes bourgeois d’une secte marxiste en Suède, un terroriste islamiste en fuite, un guérillero sud-américain qui a perdu tout sens de la réalité, autant de figures fictionnelles ou refictionnalisées qui, partant d’une même position d’échec apparemment imposée de l’extérieur et assumée en tant que telle, superposent destruction et autodestruction. L’hypothèse générale à laquelle nous voudrions soumettre ces personnages de terroristes est qu’ils sont les héritiers d’une figure essentielle pour la littérature allemande et anglo-saxonne : l’amok.
UMR7172 Thalim
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/202385

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