Reference : Application de l’échographie à l’étude de la dynamique folliculaire lors de l’oestrus...
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Catalog
Life sciences : Veterinary medicine & animal health
http://hdl.handle.net/2268/195018
Application de l’échographie à l’étude de la dynamique folliculaire lors de l’oestrus induit chez la vache Azawak au Niger
French
[en] Application of the ultrasound in the study of the follicular dynamics during induced estrus in female Azawak zebu in Niger
Moussa Garba, Mahamadou mailto [Université de Liège - ULiège > > > Doct. sc. vété. (Bologne)]
22-Mar-2016
Université de Liège, ​Liège, ​​Belgique
Doctorat en Sciences Vétérinaires
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Christian, Hanzen mailto
Hamani, Marichatou mailto
Benjamin, Dewals mailto
Jean-Francois, Beckers mailto
Pierre-vincent, Drion mailto
Nicholas, Antoine-Moussiaux mailto
Jerome, Bindelle mailto
Nadine, Antoine mailto
[en] Bos indicus ; genital tract ; Echography
[fr] Bos indicus ; tractus génital ; échographie
[fr] Le Niger dispose d’énormes potentialités en matière d’élevage bovin notamment. Mieux exploitées et gérées, elles pourraient améliorer de manière très significative les performances des races locales. Les faibles performances de production et de reproduction qui caractérisent le bétail nigérien sont imputables à plusieurs facteurs, notamment les déficiences alimentaires, le mauvais état sanitaire et le faible potentiel génétique des races locales. L’alimentation du cheptel dont dépendent les productions, reste largement tributaire du régime des pluies dont les faibles quantités généralement enregistrées rendent aléatoire la production fourragère. De même, le faible taux de couverture sanitaire entraine la persistance de certaines maladies (PPCB, pasteurellose, tuberculose, parasitoses, mammites..) contribuant ainsi à la baisse des performances de production et de reproduction. La race bovine Azawak, la meilleure laitière produit à peine 7 à 8 litres de lait par jour.
Au cours de ces dernières décennies, plusieurs stratégies et programmes de développement ont été élaborés et mis en oeuvre en vue de valoriser les productions animales. Cependant, la mise en oeuvre de ces stratégies et programmes de développement n’a pas permis d’améliorer la performance du secteur de l’élevage et certains indicateurs comme la consommation de viande et de lait par habitant ont diminué de manière drastique.
En dépit d’un cheptel bovin numériquement important (+ de 11 millions de têtes), le Niger enregistre un déficit laitier important. La production locale est loin de couvrir les besoins de la population.
La présente étude est une contribution visant à terme à augmenter la production laitière par le recours à l’insémination artificielle dont il restait cependant à :
- faire le point sur les caractéristiques et performances de reproduction de Bos indicus ;
- évaluer les caractéristiques physiologiques et pathologiques du tractus génital de la femelle Bos indicus ;
- décrire par échographie les caractéristiques de la croissance folliculaire et de l’ovulation chez des femelles Azawak dont l’oestrus a été induit par une PGF2α ou par des progestagènes.

La documentation sur les caractéristiques et performances de reproduction des zébus africains est peu nombreuse. Ainsi, une synthèse a été réalisée pour dresser l’état des lieux des connaissances dans le domaine de la reproduction de Bos indicus. Compte tenu des faibles performances de reproduction de Bos indicus, et pour recourir à l’insémination artificielle, divers traitements hormonaux sont envisagés. Ce travail a également actualisé les résultats potentiels offerts par l’insémination artificielle réalisée sur chaleurs naturelles ou induites.
L’infécondité est une des caractéristiques de l’élevage bovin en Afrique se traduisant par un allongement de l’âge du premier vêlage et de l’intervalle entre vêlage. Elle limite le progrès génétique et la rentabilité des élevages de Bos indicus. Pour comprendre si les pathologies du tractus reproducteur constituent un facteur de risque d’infécondité dans le bétail nigérien, une étude a été conduite à l’abattoir de Niamey au Niger. Elle a concerné 500 tractus génitaux de 500 femelles zébus (Bos indicus) appartenant à quatre races bovines (Azawak, Bororo, Djelli, Goudali). Ces vaches et génisses, âgées en moyenne de 8 ± 2,5 ans, ont eu une note d’état corporel moyenne de 1,6 ± 0,6 et un poids moyen de carcasse de 113 ± 21 kg. Aucune différence significative n’a été observée entre les races étudiées en ce qui concerne le diamètre du col (3,4 ± 1,1 cm), la longueur du col (8,1 ±2,5 cm) et des cornes (21,6 ± 5,2 cm), le diamètre des cornes (1,6 ± 0,5 cm), la longueur et la largeur de l’ovaire droit (19,8 ± 4,4 mm et 11,2 ± 3,8 mm) et de l’ovaire gauche (18,8 ± 4,5 mm et 10,2 ± 3,3mm) et le poids des ovaires gauche et droit (2,5 ± 1,6 et 2,9 g ± 1,8 g respectivement). Ces données sont d’une manière générale, inférieures à celles classiquement rapportées pour le genre Bos taurus.
Diverses pathologies de l’appareil génital (kystes, infections utérines, free-martinisme, pyomètre) ont été observées sur 10,4 % des tractus génitaux. La fréquence observée des pathologies donne à penser qu’elles ne constituent pas un facteur de risque majeur de l’infécondité.
Ce résultat à amener à étudier l’effet des traitements hormonaux sur la croissance folliculaire et l’ovulation. En effet, la croissance folliculaire jusqu’à l’ovulation après synchronisation et induction des chaleurs au moyen de PGF2α et de progestagènes a été appréciée par échographie chez 42 vaches en lactation de race Azawak. Ces animaux issus de la station de Toukounous ont été ensuite inséminés deux fois (à 12 heures et à 24 heures)
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après la détection de l’oestrus sur respectivement 16 et 11 femelles traitées à la PGF2α et aux progestagènes. Cette investigation à permis de noter les constats suivants :
Les taux moyens d’induction ont été de 81 % dans les deux traitements. Le délai moyen d’apparition de l’oestrus est apparu significativement plus long après injection d’une PGF2α (84,8 ± 26,0 heures) qu’après retrait du PRID (59,2 ± 5,8 heures).
La durée moyenne de l’oestrus a été plus courte après son induction au moyen de la PGF2α (12,6 ± 2,6 heures) que du progestagène (22,9 ± 2,7 heures) ;
Le délai d’ovulation à partir des chaleurs n’a pas été significativement différent chez les animaux traités à la PGF2α (30,3 heures) et aux progestagènes (28,4 heures) ;
Le taux de gestation après une injection de PGF2α (31,2 %) a été inférieur à celui obtenu après utilisation du protocole à base de progestagènes associé à une injection de PGF2α et d’eCG (54,5 %).
Les intervalles observés entre les traitements et l’oestrus et l’ovulation permettent de préconiser une insémination plus précoce des animaux traités au moyen de progestagènes qu’avec une PGF2α.
Coopération Technique Belge
Researchers ; Professionals ; Students ; General public ; Others
http://hdl.handle.net/2268/195018

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