Reference : Le peur et la fin du monde selon le bouddhisme
Scientific congresses and symposiums : Paper published in a book
Arts & humanities : Classical & oriental studies
http://hdl.handle.net/2268/187022
Le peur et la fin du monde selon le bouddhisme
French
[en] The fear and the end of the world according to the Buddhism
Verpoorten, Jean-Marie mailto []
2002
Miedo y religion
[en] Fear and religion
Diez de Velasco, Francisco
Ediciones del Orto
135-145
Yes
International
Madrid
Espagne
Colloque de la Société espagnole d'histoire des religions
23 mars 2000
Espagne
[en] Peur ; Fin du monde ; bouddhisme ; incendie ; déluge ; ouragan ; Visuddhimagga ; cavaliers de l'apocalypse ; sept soleils
[en] A partir des textes bouddhiques en pāli et en sanskrit, une brève investigation est menée sur le peur dans le bouddhisme et sur la cause d’une peur universelle : la fin du monde.
Dans ces textes, la peur est une des nombreuses composantes du psychisme humain, et –nous disent les textes du canon pāli- elle naît du désir et découle de causes tantôt morales (opinion erronée, solitude etc.), tantôt concrètes (gourmandise, apparition d’un démon etc.). Même les dieux la ressentent, ainsi lors du tremblement de terre qui accompagne la mort du Buddha.
A l’approche de la mort, on pâlit, on frissonne ; les poils se hérissent. Seuls le Buddha et ses disciples sont sans peur (viśārada), car ils sont maîtres d’eux-mêmes. Ce sont eux qui effraient les forces mauvaises et sont un rempart contre elles.
Voilà pourquoi le Buddha recommande aux marchands qui redoutent les dangers présents par ex. le long de la « route de la soie » d’invoquer les trois joyaux : le Buddha, sa communauté et sa loi.
Quant à la fin du monde, elle intéresse peu le Buddha, mais les écrits canoniques lui font une place.
La fin du monde c’est sa« résorption» (saṃvaṭṭa) suite à une catastrophe qui prend la forme soit d’un incendie, soit d’un déluge, soit d’un ouragan cosmiques.
Buddhaghosa (5e s.de n.è.), qui traite de la question dans son Visuddhimagga, situe ces événements non pas dans l’avenir concret de l’humanité mais dans son passé contemplé par les moines en méditation. Après s’être souvenu de ses propres naissances antérieures, ceux-ci remontent plus haut encore dans un temps sans début et deviennent les témoins des multiples fins et recommencements du/des cosmos.
La « résorption » est annoncée 100.000 ans à l’avance par les « cavaliers de l‘apocalypse » , des divinités terrorisées (saṃvegajāta) qui parcourent le monde en annonçant les événements à venir. Puis l’incendie se déclare, produit par 7 soleils qui embrasent non seulement la terre, mais aussi les cieux les plus bas.
Lors de la « recréation » (vivaṭṭa) , les premiers êtres apparus vivent dans l’angoisse en raison de l’obscurité ambiante, laquelle ne se dissipera qu’ au lever de suriya, le disque solaire.
http://hdl.handle.net/2268/187022

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