Reference : Phénoménologie et grammaire
Scientific journals : Complete issue
Arts & humanities : Philosophy & ethics
http://hdl.handle.net/2268/185833
Phénoménologie et grammaire
French
[en] Phenomenology and grammar
Leclercq, Bruno mailto [Université de Liège > Département de philosophie > Philosophie analytique et de la logique >]
Gauvry, Charlotte mailto [Université de Liège > Département de philosophie > Phénoménologies >]
2016
Bulletin d'Analyse Phénoménologique
Université de Liège. Unité de recherche "Phénoménologies"
12
2
Yes (verified by ORBi)
International
1782-2041
Liège
Belgium
[fr] phénoménologie ; grammaire ; formalisme
[en] phenomenology ; grammar ; formalism
[en] Dans le prolongement des travaux sur l’analyticité formelle de Bernard Bolzano, la phénoménologie naissante se caractérise par une attention à la structuration du sens selon des principes purement formels qui conditionnent la possibilité même de la signification. Husserl par excellence, dans la quatrième Recherche Logique, dégage l’idée d’une grammaire pure régissant les conditions du sens possible (par opposition au non-sens) avant même qu'intervienne la question logique de la consistance (par opposition au contresens). Ce niveau grammatical s’articule autour de catégories de la signification (matière nominale, matière adjectivale, ...) et des lois de leur combinaison, catégories et lois qui peuvent être dégagées par des tests de substituabilité « salva significatione ». Cette idée d’une structure purement grammaticale des significations est aussi explorée par d’autres disciples de Brentano comme Anton Marty, lequel prend part au débat sur la possibilité des « propositions sans sujets » dès ses articles de 1884-1896.

Or cette approche formelle de la grammaire qui a réglé l’émergence de la phénoménologie ne va pas sans poser de questions. L’enjeu du numéro est d’interroger le type de formalisme qui est en jeu à l’origine de la phénoménologie pour en préciser les sens et en tester la longévité. La question se pose tout d’abord de savoir si l’hypothèse d’une légalité purement grammaticale est pertinente et quels rapports elle entretiendrait avec
1) la légalité spécifiquement linguistique liée à l'expression de ces significations dans telle ou telle langue ou même dans le langage en général. Les catégories de signification et les lois de leur combinaison précèdent-elles tout langage ?
2) la légalité ontologique qui est celle des objets pensés à travers ces significations. Les objets imposent-ils leur structure aux significations à travers lesquelles on les pense ou, au contraire, les significations imposent-elles leur structure aux objets pensés à travers elles ?
3) la légalité phénoménale qui régit plus particulièrement l'expérience sensible (synthèses passives, etc.).
4) Par ailleurs, on peut se demander si cette légalité grammaticale dégagée par Husserl est purement syntaxique (c’est-à-dire qu’elle se définirait essentiellement par opposition aux combinaisons de signification insensées parce que syntaxiquement mal formées comme « vert est ou ») ou si elle est également sémantique (c’est-à-dire qu’elle se définirait également par opposition aux combinaisons de signification insensées parce qu’absurdes comme « le nombre 2 est vert »).
Phénoménologies
Researchers
http://hdl.handle.net/2268/185833
http://popups.ulg.ac.be/1782-2041/index.php?id=805

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