Reference : Habitants des petites villes et des villages face à la nature dans les paysages ordinaires
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference/Abstract
Social & behavioral sciences, psychology : Human geography & demography
http://hdl.handle.net/2268/185641
Habitants des petites villes et des villages face à la nature dans les paysages ordinaires
French
[en] Small-town and village dwellers
Vanderheyden, Vincent mailto [Université de Liège > Département de géographie > Service de géographie rurale (LAPLEC) >]
25-Sep-2015
1
Yes
No
International
Colloque international Valenciennes-La Louvière (France-Belgique) | Nature des villes, nature des champs : Synergies et controverses.
Du 23 au 25 septembre 2015
Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (laboratoire Calhiste)
Université de Liège (Laplec, Géographie rurale)
Université d'Artois (laboratoire de Géographie « Discontinuités »)
Université de Lille 1 - Sciences et Techniques (laboratoire Territoires, Villes, Environnement et Société)
Université du Littoral Côte d'Opale (laboratoire Territoires, Villes, Environnement et Société)
Comité National Français de Géographie
Valenciennes
La Louvière
France
Belgique
[fr] Paysages ordinaires ; Perception ; continuum urbain-rural, ; Nature ; Walllonie
[fr] La recherche sur les perceptions paysagères dénigre souvent les paysages ordinaires, ces paysages modifiés par l’homme qui n’appellent pas à la protection. Pourtant, dans les régions de forte densité de population comme la Belgique, les paysages naturels sont rares ou inexistants, sans pour autant que la nature ait disparu des paysages ordinaires. Il est donc intéressant de se poser la question de la nature dans de tels paysages : à partir de quand un paysage est-il perçu comme naturel par ceux qui l’observent ou y vivent ? Les critères dépendent-ils du mode d’habiter (petite ville, village périurbain ou village rural) ou d’autres facteurs liés à la trajectoire biographique des gens ?
Trois terrains d’études ont été retenus pour la recherche : la Wallonie picarde, l’Entre-Sambre et Meuse et l’Ardenne. Ces terrains offrent des paysages ruraux assez typés et suffisamment différenciés et éloignés des grandes agglomérations urbaines, hormis Tournai, ville d’envergure régionale. La Wallonie picarde présente des paysages de vastes plateaux agricoles limoneux au relief plan et peu élevé, occasionnellement surplombé de petites collines. L’Entre-Sambre-et-Meuse offre des paysages mixtes, alternant cultures, prairies et boisement dans un relief plus accidenté d’altitude moyenne. Enfin, l’Ardenne, troisième terrain, montre des paysages de hauts plateaux disséqués, dominés par les massifs forestiers et les pâturages. Ces terrains offrent un bel aperçu du continuum urbain-rural belge : de la petite ville en milieu rural au semis d’habitat très lâche du village ardennais, loin de l’habituelle dichotomie ville - campagne.
Dans ces terrains, une approche empirique a été privilégiée. Nous y avons interviewé trois groupes de neuf étudiants (18-25 ans) d’un niveau d’éducation moyen (Bac +1 à Bac +3), non spécialistes en analyse du paysage, habitant dans de petites villes ou villages et un de leurs parents. Durant l’enquête, les personnes devaient classer des photos de paysages ruraux belges plus ou moins impactés par la présence de l’homme (habitat, cultures, éoliennes, pylônes, zones périurbaines) puis devaient motiver leur classement. Les entretiens ont été enregistrés, retranscrits et codés à l’aide d’un logiciel d’analyse qualitative.
L’analyse de contenu montre des résultats contrastés. Un certain consensus indépendant du mode d’habiter semble se dégager concernant la présence d’éléments anthropiques récents, tels quel les éoliennes, les zones industrielles ou les pylônes électriques : cela participe à la dénaturation d’un paysage, avec une subtile nuance pour les éoliennes, où la symbolique positive écologique peut pour certains contrebalancer la perte de naturalité induite.
Chez des personnes vivant dans un milieu plus urbanisé, le paysage naturel attire, car il change des habitudes de vie. Certains n’hésitent pas à qualifier un paysage de naturel pour peu qu’il contienne suffisamment de végétation, fusse une vaste étendue agricole dédiée à la monoculture. Chez des personnes vivant dans des milieux très ruraux par contre, on ne constate pas toujours la tendance inverse : même la petite ville voisine semble parfois trop urbanisée à leurs yeux pour y vivre. A leurs yeux, les paysages deviennent moins attractifs au fur et à mesure que la densité du bâti devient perceptible. Plus qu’une analyse du visuel, cette recherche montre également que les gens s’imaginent être dans le paysage, entendant les bruits ou ressentant une perte de convivialité à mesure que le paysage s’industrialise ou se remplit de maisons.
Région Nord-Pas de Calais ; Fondation Sporck - Université de Liège
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/185641
http://www.univ-valenciennes.fr/colloque-nature-ville-champs-2015
Axe 3 -Nature, urbanité, ruralité : entre intégration et discontinuités

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