Reference : La gouvernance des coopératives en situation de conflit et de post-conflit
E-prints/Working papers : Already available on another site
Business & economic sciences : Finance
Business & economic sciences : Social economics
http://hdl.handle.net/2268/167067
La gouvernance des coopératives en situation de conflit et de post-conflit
French
[en] Governance of cooperatives in conflict and post-conflict situation
Niyungeko, Thadée mailto [Université de Liège - ULiège > > > Doct. sc. écon. & gest. (sc. gestion - Bologne)]
Huybrechts, Benjamin mailto [Université de Liège - ULiège > HEC-Ecole de gestion : UER > Management en économie sociale >]
4-Jul-2013
21
No
[en] Governance ; Microfinance institution ; Cooperative ; Conflict ; Post-conflict ; Conflit ; Post-conflit
[fr] Gouvernance ; Institution de microfinance ; Coopérative
[en] If governance has become, for many years, as a matter of paramount importance in traditional
companies (Berle & Means, 1932), microfinance institutions have also not escaped this need (Rock et
al. 1998), there are about thirty years. Considered essential to address issues related to economic and
social development (Wélé, 2009), governance is also emerging as an undeniable factor for to
strengthen the financial performance and to increase awareness in microfinance institutions (Rock et
al., 1998; Labie, 2001 Helms, 2006). Several authors have contributed to the understanding of
corporate governance by using a variety of theoretical approaches (Jensen & Meckling (1976), Fama
and Jensen (1983a) for Shareholders approach, Freeman (1984), Donaldson & Preston (1995) Hung
(1998) for the stakeholder approach, Meyer and Rowan (1977), Mertens (2010), Muth & Donaldson
(1998), Berle & Means (1932); Labie (2005a) for alternative approaches). Applied individually in
cooperatives and organizations, these approaches have proved rather one-dimensional and illuminate
one aspect of the Boards of Directors (Cornforth, 2004). Hence the need for an approach that
integrates the insights of these perspectives has been felt. Thus, a perspective in terms of paradox
(Cornforth, 2004) helped to highlight the dilemmas, paradoxes and tensions that boards of directors
are facing. Several researchers have used this paradox perspective in different organizations (Demb &
Neubauer, 1992 Wood, 1996; Sundaramurthy & Lewis, 2003), but it also did not take long. Criticized
for focusing only on the board, this perspective paradox is also alleged to ignore the role of contextual
factors.
However, as argued by DiMaggio & Powell (1983), Meyer and Rowan (1977), environmental
factors play an undeniable role in the way organizations make isomorphic. Rijpens & Adam (2011)
also point out that the internal and external factors to the organization involved in the debate on the
governance model adopted. Hudon and Seibel (2007) argue that conflicts and disasters seriously
affect the socio-economic institutions, public governance, networks and social relations of citizens,
including those related to the exchange or transfer of financial resources. This article examines the
influence of armed conflict on the cooperatives’ governance. It is built around three fundamental
questions. (1) What overlay the systems of cooperatives governance? (2) What is the theoretical
model of governance adapted to cooperatives working in conflict situations? (3) How an armed conflict
does it influence the cooperatives governance?
To answer these questions, this article assumes, first, the confrontation of existing theoretical
approaches in the literature on corporate governance in general and cooperatives in particular. It then
develops a model of governance adapted to the conflict. Finally, that model will be tested after data
collect from a qualitative field study based on the triangulation of information resources and interviews
with key players in organizations under study in a country where microfinance institutions have
evolved conflict situations. The results will be presented in another article.
[fr] Si la gouvernance s’est imposée, depuis plusieurs années, comme une question d’importance primordiale dans les entreprises classiques (Berle & Means, 1932), les institutions de microfinance n’ont pas aussi échappé à cette nécessité (Rock et al., 1998), il y a une trentaine d’années. Considérée comme incontournable pour traiter les problèmes relatifs au développement économique et social (Wélé, 2009), la gouvernance s’impose aussi comme un facteur indéniable pour renforcer le rendement financier et l’augmentation de la sensibilisation dans les institutions de microfinance (Rock et al., 1998 ; Labie, 2001; Helms, 2006). Plusieurs auteurs ont contribué à la compréhension de la gouvernance d’entreprises en recourant à une multitude d’approches théoriques (Jensen & Meckling (1976) ; Fama and Jensen (1983a) pour l’approche shareholders ; Freeman (1984) ; Donaldson & Preston (1995) ; Hung (1998) pour l’approche stakeholders ; Meyer and Rowan (1977) ; Mertens (2010) ; Muth & Donaldson (1998) ; Berle & Means (1932) ; Labie (2005a) pour les approches dites alternatives). Appliquées dans les organisations coopératives et prises individuellement, ces approches se sont avérées plutôt unidimensionnelles et n’éclairent qu’un aspect des Conseils d’Administration (Cornforth, 2004). D’où une nécessité d’une démarche intégrant les intuitions de toutes ces perspectives s’est fait ressentir. Ainsi, une perspective en termes de paradoxe (Cornforth, 2004) a contribué à faire ressortir des dilemmes, des paradoxes et des tensions auxquels les conseils d’administrations sont confrontés. Plusieurs chercheurs ont fait recours à cette perspective de paradoxe dans différentes organisations (Demb & Neubauer, 1992 ; Wood, 1996 ; Sundaramurthy & Lewis, 2003), mais elle aussi n’a pas fait long feu. Critiquée de se concentrer uniquement sur le conseil d’administration, cette perspective de paradoxe est aussi reprochée d’ignorer le rôle des facteurs contextuels.
Or, comme l’affirment Meyer & Rowan (1977), DiMaggio & Powell (1983), les facteurs environnementaux jouent un rôle indéniable dans la manière de rendre les organisations isomorphes. Rijpens & Adam (2011) soulignent aussi que les facteurs tant internes qu’externes à l’organisation interviennent dans la réflexion sur le modèle de gouvernance à adopter. Hudon et Seibel (2007) défendent que les conflits et les catastrophes affectent gravement les conditions socio-économiques des institutions, la gouvernance publique, les réseaux et les relations sociales des citoyens, y compris ceux qui ont trait à l’échange ou aux transferts des ressources financières. Le présent article se penche sur l’influence d’un conflit armé sur la gouvernance des coopératives. Il est construit autour de trois questions fondamentales. (1) Que recouvrent les systèmes de gouvernance des coopératives ? (2) Quel est le modèle théorique de gouvernance adapté aux coopératives œuvrant dans des contextes conflictuels ? (3) Comment un conflit armé influence-t-il la gouvernance des coopératives ?
Pour répondre à ces interrogations, cet article part, d’abord, de la confrontation des approches théoriques existantes dans la littérature sur la gouvernance d’entreprises en général et celle des coopératives en particulier. Il élabore ensuite, un modèle de gouvernance adapté à la situation conflictuelle. Enfin, ledit modèle sera testé, après collette des données, à partir d’une étude qualitative de terrain basée sur la triangulation des ressources documentaires et des interviews des acteurs clés des organisations sous études, dans un pays où des institutions de microfinance ont évolué en situation conflictuelle. Les résultats seront présentés dans un autre article.
Researchers ; Professionals ; Students ; General public ; Others
http://hdl.handle.net/2268/167067
http://www.iap-socent.be/

File(s) associated to this reference

Fulltext file(s):

FileCommentaryVersionSizeAccess
Open access
Article EMES-SOCENT.pdfPublisher postprint260.7 kBView/Open

Bookmark and Share SFX Query

All documents in ORBi are protected by a user license.