Reference : Typage des souches de Norovirus circulant dans les populations symptomatiques et asym...
Scientific congresses and symposiums : Poster
Human health sciences : Public health, health care sciences & services
Human health sciences : Laboratory medicine & medical technology
Human health sciences : Immunology & infectious disease
http://hdl.handle.net/2268/144173
Typage des souches de Norovirus circulant dans les populations symptomatiques et asymptomatiques au Burkina Faso
English
HUYNEN, Pascale mailto [Centre Hospitalier Universitaire de Liège - CHU > > Microbiologie médicale >]
Mauroy, Axel mailto [Université de Liège - ULiège > Département des maladies infectieuses et parasitaires > Virologie vétérinaire et maladies virales animales >]
MARTIN, Caroline [> >]
BOREUX, Raphaël mailto [Centre Hospitalier Universitaire de Liège - CHU > > Microbiologie médicale >]
Thiry, Etienne mailto [Université de Liège - ULiège > Département des maladies infectieuses et parasitaires > Virologie vétérinaire et maladies virales animales > >]
De Mol, Patrick mailto [Université de Liège - ULiège > Département des sciences biomédicales et précliniques > Département des sciences biomédicales et précliniques >]
MELIN, Pierrette mailto [Centre Hospitalier Universitaire de Liège - CHU > > Microbiologie médicale >]
2012
Yes
No
International
XIVèmes journées francophones de Virologie
Mars 2012
Paris
France
[en] Norovirus ; génotypage ; Burkina Faso
[en] Appartenant à la famille des Caliciviridae, genre Norovirus, les norovirus (NoV) sont des virus non enveloppés dont le génome est composé d’un ARN monocaténaire de polarité positive d’approximativement 7,5 kb. Les NoV infectent l’homme chez qui ils représentent au niveaumondial un agent majeur de gastroentérites épidémiques, d’origine souvent alimentaire mais aussi sporadique, et ce, toutes classes d'âges confondues. Les souches humaines sont classées génétiquement dans différents génotypes au sein de trois des cinq génogroupes, nommés (G) I, II et IV, composant le genre Norovirus. La voie de transmission des NoV est féco-orale. Les NoV sont très résistants dans l’environnement et la dose infectieuse est faible.
Dans la population humaine, une grande diversité de souches appartenant principalement aux G I et II co-circulent. Parmi ces souches, le génotype Lordsdale (GII-4) est prédominant dans les épidémies actuelles, notamment lorsqu'une transmission de personne à personne est incriminée, alors que les souches du G I semblent plus fréquemment rapportées au cours des épidémies d’origine environnementale, comme celles liées à la consommation de fruits de mer. Si de nombreuses études d'épidémiologie moléculaire concernant ces virus ont été réalisées dans les pays industrialisés, les données sont par contre manquantes ou ténues pour bien des pays non industrialisés, et en particulier africains.
Au cours d'une étude épidémiologique réalisée à Bobo Dioulasso au Burkina Faso et portant sur la prévalence des NoV dans les échantillons de selles de patients présentant ou non des symptômes de gastro-entérite, les souches détectées ont été quantifiées, leur génogroupe a été déterminé et pour certaines d'entre elles le génotype a été précisé. Quatre cent cinquante trois patients ont été prélevés, dont 319 présentant des symptômes diarrhéiques et 134 sujets témoins ne présentant pas de symptomatologie digestive. La détection des NoV et la quantification des charges virales excrétées ont été effectuées sur tous les échantillons par RT-PCR en temps réel permettant de discriminer les souches appartenant aux G I ou II. Une RT-PCR conventionnelle visant les régions de la polymérase (ORF1 du virus) ou de la capside (ORF2) a ensuite été réalisée sur une partie des échantillons détectés positifs en vue du séquençage de ces régions. Les relations phylogénétiques des souches circulant dans la population du Burkina Faso aux souches de référence ont aussi été inférées. Les résultats de RT-PCR en temps réel ont permis de mettre en évidence que les prévalences apparentes de l'infection par les NoV sont similaires dans les populations symptomatique et asymptomatique : une détection moléculaire de NoV chez 67 patients présentant de la diarrhée (21,0 %) et chez 31 des sujets témoins (23,1 %) a pu être observée. Les génotypes circulant détectés sont très variés dans les deux génogroupes, avec une proportion assez surprenante de NoV appartenant au G I.
Université polytechnique de Bobo-Dioulasso, Institut supérieur des Sciences de la Santé (INSSA), Bobo-Dioulasso, Burkina Faso.
Cette étude a permis de préciser l'épidémiologie moléculaire des souches de NoV circulant dans un pays représentatif de l'Afrique de l'Ouest. Elle a également montré que des individus asymptomatiques pourraient jouer un rôle assez important de réservoir du virus. Elle souligne enfin que, malgré le fait que les souches GII, et en particulier celles de génotype GII.4, soient à l'heure actuelle rapportées majoritairement au niveau mondial, les souches G I doivent être excrétées en égale proportion dans l'environnement. L'origine épidémiologique de la différence entre les prévalences apparentes des infections par les souches de GI et de GII, bien que partiellement expliquée par les différences de sensibilité génétique et d'immunité de population, reste donc à élucider.
Remerciements: à la fondation A. Seghers, au Centre de Coopération au Développement de l'Université de Liège, à R. Boreux (assistance technique), aux membres du laboratoire du CMA de Dô et aux agents de santé de Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso).
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/144173

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