Reference : Perception et comportement de recours aux soins de santé dans les pays en voie de dév...
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Human health sciences : Public health, health care sciences & services
http://hdl.handle.net/2268/144099
Perception et comportement de recours aux soins de santé dans les pays en voie de développement. Le cas de la République Démocratique du Congo
French
[en] Perception and behaviour of use of health care in developing countries: the case of the Democratic Republic of the Congo
Manzambi Kuwekita, Joseph mailto [Université de Liège - ULiège > Département des sciences de la santé publique > Santé publique, Epidémiologie et Economie de la santé >]
Reginster, Jean-Yves mailto [Université de Liège - ULiège > Département des sciences de la santé publique > Santé publique, Epidémiologie et Economie de la santé >]
Feb-2013
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction réservés pour tous pays.
Les Editions du Céfal
Santé Publique et Développement n°1
176
9782871303473
Liège
Belgique
[fr] Perception de la maladie ; comportement de recours aux soins de santé ; République Démocratique du Congo
[en] Perception of desease ; Democratic Republic of the Congo
[fr] L’objectif principal de cet ouvrage consistait à identifier les facteurs du comportement de recours aux soins de santé dans la ville de Kinshasa. Neuf facteurs historiques (1909-1960) ont été dégagés comme facteurs influant sur l’offre et l’utilisation actuelles des soins de santé à Kinshasa : (i) gratuité des soins, (ii) présence du médecin, (iii) implication des religieuses dans l’offre des soins, (iv) convention d’agrément par l’État d’hôpitaux et de dispensaires fondés par les missions religieuses afin de les subsidier, (v) exclusion de la population dans la conception, l’organisation et la gestion du système de santé mis en place, (vi) exclusion du tradipraticien du système des soins, (vii) les noirs immatriculés étaient détachés de la coutume indigène et se rapprochaient plus des Européens que des autochtones, (viii) l’enseignement et la santé étaient confiés aux mains des missions religieuses, avec une préférence pour les catholiques, (ix) le budget du secteur santé était de 12% du budget du gouvernement. De même, de 1960 à 1995, dix facteurs ont été identifiés comme influant sur l’offre et l’utilisation actuelles des soins de santé à Kinshasa : (i) mise en place d’un système à 2 échelons (fonctionnant pratiquement avec un seul échelon), excluant l’hôpital général, (ii) les animateurs de la participation communautaires est le médecin chef de zone ou l’infirmier titulaire, (iii) les membres du personnel des zones de santé sont nommés par le ministère et ceux du centre de santé par son propriétaire, (iv) la population joue le rôle de bénéficiaire passif dans le système en place, (v) absence de la population dans les organes de gestion des soins de santé primaires, (vi) mise en place d’un système comprenant moins de 10% des structures des soins disponibles, (vii) pour constituer le comité de santé, le médecin chef de zone consulte les autorités locales qui l’aident à identifier des groupes d’interlocuteurs, (viii) les fonds alloués au premier échelon sont gérés par les experts et/ou parrains et non par la population, (ix) exclusion du médecin du premier échelon, (x) système dépendant financièrement de l’aide extérieure.
<br />Les résultats de l’enquête de ménage menée en 1997 montre que lors de la perception d’un problème de santé par les populations de Kinshasa, sept possibilités de recours sont exploitées : le centre de santé est le plus sollicité, suivi du dispensaire privé, l’automédication pharmaceutique, le tradipraticien, l’automédication traditionnelle, la polyclinique conventionnée et l’hôpital de référence. La régression logistique a montré que l’on recourt d’autant plus au centre de santé qu’à une autre structure de soins lorsqu’on recherche la qualité des soins, l’application de bons tarifs et l’offre de services polyvalents. Par contre, le souci de proximité géographique par rapport au lieu de résidence du ménage appelle à utiliser le dispensaire privé. Lorsqu’on recherche la présence d’un médecin ou l’existence d’une convention on choisit plutôt la polyclinique privée conventionnée. Ceux qui ont cherché une solution à un type particulier de maladie ont choisi plutôt le tradipraticien. La lecture des résultats de cette étude montre que si les populations choisissent les soins offerts par le centre de santé, c’est parce qu’elles les jugent de bonne qualité. Des soins intégrés et offerts par le même technicien, de formation requise, sont un atout majeur à l’acceptabilité du premier échelon des soins de santé primaires à Kinshasa. La proximité géographique est également une raison importante pour s’adresser à une autre structure que le centre de santé. Il est peu probable que 109 centres de santé qui doivent encore être mis en place pour réaliser le plan de couverture verront le jour à court terme. Une alternative serait d’intégrer les structures de soins privées non officielles dans le système des soins de santé primaires, pour autant qu’elles puissent atteindre un niveau de qualité comparable à celui des centres de santé. Concernant l’accessibilité financière des structures de soins, l’étude suggère qu’en dialogue avec la population, des modes de financement et de tarification en vigueur ou à mettre au point soient étudiés pour diminuer les barrières financières aux soins de qualité. Pour que le tradipraticien puisse jouer un rôle complémentaire important dans la réalisation des soins de santé primaires, même en milieu urbain, il est suggéré d’étudier la possibilité de privilégier des lieux de communication.
Service de Santé Publique, d'Epidémiologie et d'Economie de la Santé, Université de Liège
Financement des Systèmes de Santé des Pays en Développement
Researchers ; Professionals ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/2268/144099
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