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Communication orale non publiée/Abstract (Colloques et congrès scientifiques)
La psychose ou les difficultés de penser l’autre et l’ailleurs
Englebert, Jérôme
2011Journées Doctorales Transfrontalières "L'autre et l'ailleurs"
 

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Mots-clés :
Psychose; territoire; altérité
Résumé :
[fr] A partir d’expériences cliniques, nous souhaiterions discuter des facultés d’appropriation de l’espace du sujet psychotique. Face au constat d’impasse que peut provoquer le récit du sujet psychotique, nous proposons une méthodologie alternative axée sur le rapport du sujet à sa propre géographie et à sa faculté de « territorialisation ». Étude territoriale donc, qui ne se réduit pas à une réflexion sur l’espace mais intègre forcément aussi la temporalité, le geste et les rythmes pour, fondamentalement réfléchir au statut épistémique du sens et de la sensation psychotique. Les actes, que phénoménologues et éthologues appellent ritournelle, ajustement social, régulation affective ou encore intuition relationnelle, sont un ensemble de petits gestes quotidiens qui va donc prendre une valeur d’analyse significative dans la problématique du sujet psychotique. C’est donc à travers l’espace investi, le territoire, et la capacité à faire œuvre de territorialisation et de ritournelles que le sujet psychotique va proposer un mode d’expression où la question centrale devient : comment être au milieu des autres ? Cette question qui apparait à tout-un-chacun dans sa composante intuitive, automatique et quasiment inconsciente semble chez le psychotique le submerger. Ce sentiment de déterritorialisation irait de pair avec ce qu’il convient d’appeler une crise identitaire. Le socle social de l’identité propre est ici vacillant ; il y a trouble de l’ajustement corporel et dissolution du corps commun. L’ensemble des conventions sociales implicites devient un ensemble d’énigmes ou d’impasses explicites auxquelles le sujet ne parvient pas à répondre. Enfin, le phénomène de territorialisation doit aussi pouvoir s’inscrire dans la temporalité. En effet, la territorialisation n’aura d’effet que si elle se répète, s’inscrivant alors dans le temps. Cette inscription temporelle, permet d’introduire cohérence et articulation entre différents événements. L’unité même d’un objet, pour apparaître à la conscience, suppose le temps. Husserl le démontre en décrivant l’audition d’une mélodie. Si l’on isole les différentes notes, chacune prise comme une réalité isolée, une idée globale de la phénoménalité de la mélodie est tout simplement impossible. Ce sont l’articulation et l’enchevêtrement des mesures qui vont permettre la perception auditive de la mélodie et d’échapper à la monotonie ou la cacophonie. Le psychotique serait voué à vaquer du chaos au néant, de cette monotonie à la cacophonie sans jamais rencontrer un « quotidien-changeant » essentiel à la territorialisation et à l’inscription sociale.
Disciplines :
Traitement & psychologie clinique
Auteur, co-auteur :
Englebert, Jérôme ;  Université de Liège - ULiège > Département de personne et société
Langue du document :
Français
Titre :
La psychose ou les difficultés de penser l’autre et l’ailleurs
Date de publication/diffusion :
13 mai 2011
Nom de la manifestation :
Journées Doctorales Transfrontalières "L'autre et l'ailleurs"
Organisateur de la manifestation :
Universités de Metz, Université de la Sarre, Université de Liège et Université du Luxembourg
Lieu de la manifestation :
Liège, Belgique
Date de la manifestation :
du 12 mai 2011 au 13 mai 2011
Manifestation à portée :
International
Disponible sur ORBi :
depuis le 22 mars 2011

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