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Abstract :
[fr] Michel Strogoff qui jamais, semble-t-il, ne dévie de sa ligne télégraphique, est un homme machine. Jules Verne, rhétorique aidant, est formel sur ce point. Strogoff n’est pas seul dans ce cas : Alcide Jolivet et Harry Blount, les deux reporters qui lui font escorte, le sont de même, ainsi que Nicolas Pigassof le télégraphiste scrupuleux. Les cas d’Ogareff et de Sangarre, celui aussi de Feofar-Kahn, sont plus mêlés. Par ce biais technologique, un ingénieur est aux commandes du roman, sans bien s’aviser que du politique s’introduit ainsi dans la fable agencée. Une bio-politique, plus exactement, qui confère à la machine le soin d'aller au-delà des possibilités physiologiques de l'homme.