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Abstract :
[fr] Le concept d’idiorrythmie, autour duquel s’articule l’enquête de Barthes sur le vivre « ensemble », sera utile pour penser la possibilité de nombreuses formes d’associations affinitaires (le concept sera repris par plusieurs autrices/auteurs envisagés ici : Giannecchini, de Lagasnerie, Raybaud, par ex., y font référence). Le concept d’idiorrythmie est repéré par Barthes dans un texte de Jacques Lacarrière, L’été grec (Lacarrière : écrivain français mort en 2005, à 80 ans, fou amoureux de la Grèce, régulièrement comparé à Nicolas Bouvier, pour ses récits de voyage de haute qualité littéraire). L’idiorrythmie (le concept est volontairement orthographié avec deux « r ») est le « rythme propre » - idios, propre et rhuthmos, rythme. Autrement dit encore, l’idiorrythmie est le rythme personnel, celui qui correspond aux préférences et aux besoins physiologiques, y compris les plus triviaux, le rythme auquel on devrait se nourrir, dormir, bouger, etc. Or ces rythmes peuvent se rejoindre (on l’espère) mais ils sont aussi absolument singuliers. Il faut d’embler noter que l’idiorrythmie se présente chez Barthes comme un problème, ou disons comme un défi, bien plus que comme une solution, car rien ne dit d’emblée que l’idiorrythmie est tenable à l’échelle du groupe.