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Abstract :
[fr] La qualité des relations, et les institutions qu’on leur dédie selon leur nature (par institution on peut entendre les dispositifs offerts par l’état ou la société en vue de consolider, protéger ou garantir ces liens), impactent forcément tout un système – offrent des pistes possibles (et des modèles) pour le vivre ensemble. Or les institutions font manifestement défaut pour les liens d’amitié, contrairement aux liens conjugaux ou familiaux qui ont une existence et une visibilité réelle sur le plan juridique, ce qui peut nous encourager à considérer le caractère toujours un peu buissonnier (hors des clous) des amitiés de haute intensité, puisqu’aucune ressource structurelle (aucune aide formelle officielle) n’opère en soutien de ces relations-là, ce qui pourrait les fragiliser, si elles n’étaient pas, justement, de haute intensité (et donc très solides). Celles et ceux qui choisissent d’accorder à ces liens une relative priorité dans leurs existences doivent bien ruser et bricoler toutes sortes de solutions pour ne pas les laisser s’amoindrir à force de non-reconnaissance (symbolique).
Title :
Puissance politique de l’amitié (SAINT-JUST, GIANNECCHINI, RANCIERE, AVENTIN)