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Abstract :
[fr] Cette présentation vise à aborder la culture magazine « moyenne » de l’entre-deux-guerres en Belgique à travers les représentations associées à la notion d’« art belge », selon l’approche intermédiale et les outils développés par le projet Artpresse. À la fin des années 1920 et au début des années 1930, des hebdomadaires non spécialisés et richement illustrés sont produits spécifiquement à destination des familles et d’un « large public », favorisés par le perfectionnement des technologies d’impression à large échelle combinant presses typographique, rotogravure et (plus rarement) lithographique. Ces magazines constituent un segment d’une vaste culture périodique belge relativement peu connue, redécouverte grâce à l’élargissement d’un corpus numérique des collections de la Bibliothèque royale de Belgique (KBR), couvrant la période de 1910 à 1950, qui comptabilise désormais +750 000 pages numérisées consultables en texte intégral sur Belgica Periodicals. L’exploration des contenus relatifs aux « beaux-arts » dans les magazines domestiques met en lumière une actualité artistique foisonnante et une riche iconographie qui contrastent avec le contexte de crise, mais trahissent une prédilection pour des formes de néo-réalismes ainsi que des orientations traditionalistes et/ou régionalistes associées au « retour à l'ordre ». Un catalogue illustré (en cours de création) propose une sélection critique de ces contenus dans 17 titres francophones et néerlandophones de 1929 à 1936, tenant compte des aspects éditoriaux et matériels, également doté d’un index des auteurs et artistes représentés. Cette sélection sera abordée, dans le cadre de cette communication, sous différents angles, de la représentation des « maîtres anciens flamands » à la réception de James Ensor (1860-1949), Isidore Opsomer (1878-1967) et Pierre de Soete (1886-1948), le « top 3 » des artistes belges les plus représentés (d’après l’index).