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Abstract :
[fr] De nombreuses zones d’ombre subsistent malgré les efforts déployés au cours de la campagne de numérisation et l’apparente exhaustivité du corpus Artpresse*. Composé de +500.000 pages numérisées de magazines de masse belges de l’entre-deux-guerres, celui-ci a fait l’objet de plusieurs présentations, notamment l’année dernière lors de la première journée d’étude organisée par notre UR. Dans le cadre de cette seconde journée, j’aimerais exposer les recherches que j’ai conduites dans des centres d’archives avec l’espoir de mettre au jour les tirages, nombres d’abonnés et points de distribution des magazines, données essentielles dans l’étude de leur réception et des discours qu’ils véhiculent. Par ailleurs, le dépouillement de la correspondance de journalistes-écrivains travaillant comme rédacteurs m’a fourni des indices clés sur leurs pratiques éditoriales et permis d’identifier des contributeurs occupant des postes “moins reconnus” (comme celui de secrétaire ou de maquettiste) et dont les noms ne sont généralement pas mentionnés. Cette seconde communication sera l’occasion de partager les réflexions issues de ces enquêtes et de montrer la difficulté d’appréhender de vastes corpus interdisciplinaires.
*Lancée en 2020, cette campagne de numérisation porte sur les collections de périodiques illustrés relevant des médias de masse de l’entre-deux-guerres de la Bibliothèque royale de Belgique. Elle est financée par la Politique Scientifique Fédérale de Belgique via son programme-cadre BRAIN-be 2.0 et coordonné par le Département de numérisation de la KBR en collaboration avec le Département de Théorie littéraire et d’Études culturelles de la KULeuven (Jan Baetens, Fred Truyen) et le Service d’Histoire de l’Art de l’Époque contemporaine de l’ULiège (Julie Bawin, Michel Delville). Le corpus est consultable sur la plateforme numérique BelgicaPeriodicals.